Les différents types de gammes mineures

luth

Gros dossier consacré aux différences entre gammes mineures naturelles, harmoniques et mélodiques. Quand utiliser l’une ou l’autre ? Qu’est ce qui les caractérisent ? Pourquoi en existe t-il de différentes sortes ? La réponse à toutes ces questions dans la suite de l’article !

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En composition, les gammes sont à l’origine de tout : elles permettent d’écrire des mélodies, trouver des suites d’accords (en harmonisant la gamme comme je l’explique au sein de l’article “Comment trouver une suite d’accords ?“), et générer de magnifiques solos.

Dans la musique actuelle, on retrouve deux grands types de gammes : les gammes majeures et les gammes mineures. S’il n’y a généralement pas trop de soucis avec les gammes majeures, les choses se compliquent assez rapidement dès que l’on touche aux gammes mineures. Il existe en effet trois grands types de gammes mineures : la gamme mineure naturelle, la gamme mineure harmonique, et la gamme mineure mélodique. Et très souvent, de nombreuses  confusions sont faites entre ces différentes gammes (par exemple, ne vous êtes-vous jamais demandé si vous devez ajouter ou non une altération à la septième note de votre gamme mineure ?).

Je vais donc profiter de cet article pour mettre définitivement les choses au clair. Nous verrons ensemble les caractéristiques de chacune de ces gammes, leurs structures respectives, ce qui les distinguent, et quand utiliser l’une ou l’autre au sein de vos compositions.


Prérequis 

Pour aborder cet article, vous devrez au préalable maîtriser la lecture de notes et la notion d’intervalles. Je vous conseille également de bien connaître le processus de construction des gammes, ça vous aidera grandement à comprendre ce qui va suivre. Vous trouverez l’explication de ces différents concepts au sein de mon guide « L’Essentiel du Solfège pour Composer » en libre téléchargement sur le site, ou à travers les articles suivants :


I / La gamme majeure

Pour commencer cet article sur les différents types de gammes mineures, nous allons parler de… la gamme majeure. Non, non ne vous inquiétez pas, je ne suis pas encore tombé sur la tête.  :) C’est juste que dans le système tonal (c’est-à-dire le système actuel d’écriture musical), la gamme majeure constitue la gamme de référence absolue. Toutes les autres gammes vont en découler. Il était donc normal que je commence par là.

1) La gamme de Do majeur

Même si vous n’y connaissez absolument rien en musique, il y a au moins une gamme que vous connaissez : celle de Do majeur. Non ? Ça ne vous dit rien ? Alors laissez-moi vous la présenter autrement : la gamme de Do majeur, c’est la gamme « Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do ». Ah, vous voyez que vous la connaissez.  ;) Sur partition, voilà à quoi elle ressemble:
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schéma 1

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Analysons maintenant cette gamme. Pour y arriver, il va falloir que l’on calcule ses intervalles, c’est à dire la distance qui se trouve entre ses notes. La gamme de Do majeur ne contient que des notes « naturelles », c’est-à-dire des notes ne comprenant pas de dièses ou de bémols. A partir de là, il est alors très facile de calculer ses intervalles car la théorie classique nous indique que chaque note est séparée d’un ton, à l’exception des notes Mi/Fa et Si/Do qui elles, sont séparées d’un demi ton (ceci est une convention bête et méchante à apprendre par cœur). Après une rapide analyse, voici donc ce qu’on obtient :

schéma 2

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2) Structure de la gamme majeure

La gamme de Do majeur sert de référence à la construction de toutes les autres gammes majeures. Autrement dit, maintenant que vous savez la construire, vous êtes en mesure de construire n’importe quelle autre gamme majeure. Pour ce faire, il vous suffira de reproduire la structure du schéma ci-dessus. Faites en sorte qu’il y ait un demi-ton entre les notes situées aux positions III/IV et VII/I, un ton entre les autres, et le tour sera joué : vous obtiendrez une gamme majeure.

Structure générale de la gamme majeure :

schéma 3

 

II / La gamme mineure naturelle

Passons maintenant au vif du sujet : les gammes mineures. La première que nous allons étudier est la gamme mineure naturelle.

1) Qu’est-ce que la gamme mineure naturelle ?

Après la gamme majeure, la gamme mineure naturelle est sans aucun doute la plus utilisée de toutes. En gros, dès qu’il est question d’une gamme mineure au sein d’un morceau de musique actuel, vous pouvez être sûr qu’il s’agit à 99% d’une gamme mineure naturelle. La gamme mineure naturelle est tellement répandue dans la musique contemporaine, que l’appellation « gamme mineure » lui fait en fait implicitement référence.

2) Construction de la gamme mineure naturelle

Le principe de construction de la gamme mineure naturelle est exactement le même que celui de la gamme majeure. La seule chose qui va changer, c’est la gamme de référence. Pour construire les gammes majeures, on se basait sur la gamme de Do majeur, et pour construire les gammes mineures, on va se baser sur celle de La mineur.

Voilà à quoi ressemble cette gamme :

schéma 4

Comme précédemment, on va analyser ses intervalles afin de dégager la structure générale des gammes mineures. Comme d’habitude, les demi-tons sont situés entre les notes Mi/Fa et Si/Do et les autres notes sont séparées d’un ton.

Schéma 5

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Ici, les demi-tons sont situés entre les degrés II/III et V/VI. On sait donc que la structure de toutes les gammes mineures naturelles va ressembler à ça :

Schéma 6

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A chaque fois que vous voudrez construire une gamme mineure, il vous suffira donc de respecter cette structure pour y arriver. Par exemple, essayons de construire ensemble la gamme de Si mineur. On commence d’abord par écrire les notes naturelles de la gamme (sans aucune altération) :

schéma 7

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Puis, on va calculer les intervalles présents naturellement entre ces notes. Voilà ce qu’il en ressort :

schéma 8

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Pour respecter la structure de la gamme mineure, il faut que les demi-tons se situent entre les degrés II/III et V/VI. Or, ici ils se trouvent entre les degrés I/II et IV/V. Pour rectifier le tir, nous allons donc devoir ajouter un dièse au Do. Le dièse permet en effet d’élever la note. Grâce à ce dernier, l’écart va donc diminuer entre Do / Ré (il n’y aura plus qu’un demi ton) et dans le même temps, il va augmenter entre Si / Do (on passera d’un demi ton à un ton).
Dans la même veine, on va ajouter un dièse au Fa pour obtenir un écart d’un demi ton entre les degrés V/VI et un ton entre les degrés IV/V. Grâce à toutes ces modifications, on obtient finalement la structure de la gamme mineure et donc, par extension, notre gamme de Si mineur.

schéma 9

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En répétant ce processus à partir d’autres notes, vous allez pouvoir construire toutes les gammes mineures naturelles de votre choix. Mais pour vous faciliter la vie, je vous ai répertorié l’ensemble des gammes mineures existantes au sein de deux tableaux : un tableau comprenant les gammes mineures avec des dièses, et un autre comprenant les gammes mineures avec des bémols. Car en fonction de votre note de départ, vous serez certaines fois obligés d’ajouter des dièses pour respecter la structure de la gamme mineure (comme dans l’exemple ci-dessus), et d’autres fois des bémols. A noter également qu’une gamme mineure naturelle ne peut contenir simultanément des dièses et des bémols. C’est soit l’un soit l’autre.

Gammes mineures avec des dièses :

schéma 10

Gammes mineures avec des bémols :

Schéma 11

Grâce à ces petites « antisèches », il vous sera dès lors beaucoup plus facile de construire une gamme mineure naturelle:

  • Prenez la gamme que vous souhaitez construire
  • Notez sur un bout de papier l’ensemble des notes naturelles qui la composent
  • Ajoutez les notes altérées relatives à cette gamme en vous référant aux tableaux
  • Récoltez un 20/20 à votre prochain contrôle de théorie musicale
  • Envoyez-moi un gros chèque pour me remercier  :)

Démonstration : On cherche à construire la gamme de Fa mineur. On commence d’abord par construire la gamme « nue » :

schéma 12

On ajoute ensuite les altérations conformément à ce que le tableau indique : ici on sait que l’on va devoir ajouter 4 bémols : le Si, le Mi, le La, et le Ré.

Schéma 13

Et voilà ! C’est aussi simple que ça, on obtient notre gamme de Fa mineur. Si on vérifie les intervalles de la gamme, on voit que la structure respecte celle des gammes mineures naturelles avec les demi-tons placés entre les degrés II/III et V/VI.

schéma 14

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3) Relation entre gamme majeure et mineure naturelle

Tout à l’heure, je vous ai dit que la gamme majeure servait de référence pour construire toutes les autres gammes. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous vous êtes farcis tout une section sur le sujet en début d’article.  :) Maintenant, vous allez surement me demander : mais à quoi est-ce que ça a bien pu nous servir sachant que cet article est dédié aux gammes mineures ?  Minute, j’y arrive !

En fait, la gamme majeure et la gamme mineure naturelle sont très proches l’une de l’autre. Je dirai même plus : elles sont “cousines”. Car les gammes mineures naturelles sont en fait directement issues des gammes majeures. Pour le dire autrement, les gammes mineures naturelles sont des « dérivées » des gammes majeures.

Schéma 15Dans l’épisode précédent des Feux de l’Amour : Jack vient de découvrir que Summer était sa fille et les gammes majeures et mineures étaient en fait cousines. Comment Victor va-t-il réagir à la situation ?

Laissez-moi vous expliquer tout ça: comme nous l’avons vu au sein de la première section, la gamme de Do majeur sert de référence à la construction des gammes majeures et la gamme de La mineur à la construction des gammes mineures. Mettons maintenant ces deux gammes en perspective :

schéma 16

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Vous ne trouvez pas qu’il y a comme un petit air de ressemblance ? Et oui : les gammes de Do majeur et de La mineur sont en fait composées des mêmes notes. La seule chose qui change, c’est la note de départ. Pour la gamme de Do majeur on commence par le Do, alors que pour la gamme de La mineur on commence par le La (logique). Et si vous regardez de plus près, vous verrez que la gamme de La mineur n’est en fait que la gamme de Do majeur commencée à partir de son degré VI.

schéma 17

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Et bien entendu, ça marche aussi pour la structure des gammes :
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schéma 18

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Le fait de prendre une gamme et de la commencer par une autre de ces notes, ça a un nom dans le milieu: c’est ce qu’on appelle un mode. Par exemple si vous faites Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, vous construisez un mode de la gamme de Do majeur. Si vous faites Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi, c’est la même chose.

C’est pour cette raison que l’on dit que la gamme mineure naturelle est un mode de la gamme majeure. On la qualifie communément de « mode mineur » ou encore de « mode 6 » pour signifier qu’elle est construite à partir du VIème degré de la gamme majeure. Et pour les puristes, vous pouvez aussi l’appeler mode « éolien », mais ça c’est vraiment si vous voulez faire le malin dans la cours de récré.  ;)


III / La gamme mineure harmonique

Viens maintenant le deuxième grand type de gammes mineures : les gammes mineures harmoniques.

1) Origine de la gamme mineure harmonique

Je vous vois venir d’ici. Je suis sûr que vous allez me demander : « mais pourquoi vouloir s’acharner à créer un autre type de gamme mineure alors que la gamme mineure naturelle existe déjà ? » Parce que c’est bien plus fun lorsque c’est compliqué. La raison est historique. Il faut revenir à l’époque de la Renaissance pour comprendre.

a) Avènement du système tonal

Au cours du XVIème siècle, les compositeurs délaissent de plus en plus le système musical en vigueur (le système modal directement issu du Moyen Age) au profit d’expérimentations musicales. Ils testent différentes choses, et progressivement les règles harmoniques sont réinventées au profit d’un nouveau système musical : le système tonal (celui que nous utilisons encore aujourd’hui). Pour faire simple, le système tonal est une épuration du système modal. La musique se recentre sur l’utilisation de deux grands types de gammes: les gammes mineures et les gammes majeures. Les compositions sont également d’avantage construites autour d’une gamme unique : la tonalité. (D’où le nom de système tonal).

Ce dernier point constitue l’innovation majeure de ce système. En effet, dans le système modal, il était très courant d’effectuer des modulations au cours du morceau (c’est-à-dire des changements de gammes), mais dans le nouveau système tonal, ces modulations se font de plus en plus rares. On reste d’avantage au sein de la même gamme. Pourquoi ? Parce que la structure des gammes majeures et mineures nouvellement en vigueur sont pensées de façon à apporter de la diversité au sein même de la gamme. Plus besoin d’explorer de nouvelles tonalités pour apporter du sang neuf à la compo, c’est possible de le faire en restant au sein de la même gamme. Et comment ce miracle est-il possible ? Grâce au principe de tensions / résolutions.

b) Le principe de tension / résolution

La structure des gammes majeures et mineures n’ont pas été élaborées au hasard, elles l’ont été de façon à générer des tensions et des résolutions. Prenons un exemple simple pour illustrer ce principe : la chanson « Au Clair de Lune ». En chantant Au Clair de la Lune, si vous arrêtez votre mélodie sur le « Lu » du mot « Lune », l’oreille sera en attente d’autre chose pour avoir une conclusion sonore à la mélodie. C’est ce qu’on appelle la tension. Mais grâce à la note « ne » du mot « Lune », cette tension se résout et l’oreille est apaisée. C’est la résolution.

Dans une gamme, nous avons vu qu’il existait sept notes différentes dont les positions sont déterminées par les degrés. Eh bien au sein d’une gamme donnée, certains degrés vont générer de la tension, tandis que d’autres vont apporter de la résolution. Par exemple, les degré I et V sont généralement « forts », ils apportent un grand sentiment de conclusion tandis que des degrés comme le II ou le III sont plus « faibles » et génèrent de la tension.

schéma 19

Autrement dit, si vous cherchez à conclure votre mélodie, mieux vaut que vous utilisiez les notes correspondant au degré I et V. Pour la gamme de La mineur, vous savez que vous devrez par exemple privilégier les notes La et Mi. Il en va de même pour les accords. Pour conclure efficacement votre morceau, l’accord provenant du degré I (donc dans notre exemple l’accord de La mineur) constitue un excellent choix.

Toute la musique moderne est construite autour de ce principe et c’est justement grâce à cette alternance de tensions et de résolutions qu’il est possible d’apporter de la diversité au morceau tout en restant au sein de la même gamme.

c) Création de la gamme mineure harmonique

C’est bien beau tout ça, mais quelle est le rapport entre toutes ces histoires de système tonal, de tensions / résolutions, et de gamme mineure harmonique ?

C’est très simple : dans une gamme, le degré VII est connu pour générer de la tension. On l’enchaîne généralement avec le degré I pour résoudre la tension engendrée. Seulement voilà, les compositeurs de l’époque ont estimé qu’avec sa structure actuelle, la gamme mineure naturelle ne permettait pas au degré VII d’engendrer suffisamment de tension. L’utilisation du degré VII n’appelait pas suffisamment l’utilisation d’un degré I. Pour remédier à ce problème, les compositeurs ont donc décidé de modifier la gamme mineure naturelle de façon à ce que le degré VII génère plus de tension. Cette manipulation a donné naissance à la gamme mineure harmonique. (Et si cette gamme est appelée « mineure harmonique », c’est justement parce qu’elle a permis de corriger ce problème de tension  / résolution d’ordre harmonique).

Petite parenthèse pour les plus avancés d’entre vous : la modification du degré VII en sensible a permis de facto la création d’un accord de septième de dominante. Cet accord remplace l’accord de mineur 7 naturellement présent au sein de la gamme mineure naturelle. L’accord de septième de dominante étaient particulièrement voulu par les compositeurs afin d’effectuer de belles cadences parfaites pour conclure leurs phrases musicales. Si vous avez tout compris à ce passage, bravo vous êtes des chefs de l’harmonie ! Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave du tout. C’est même tout à fait normal. Pour vous consoler, je vous mets quand même une image de chaton jouant avec un piano :

schéma 20

2) Construction de la gamme mineure harmonique

Dans la gamme mineure naturelle, le degré VII et I sont séparés par un ton. C’est pour cette raison que le degré VII n’est pas si « instable » que ça. Pour qu’il génère plus de tension, on va faire en sorte qu’il n’y ait plus qu’un demi ton entre le degré VII et I.

Construire une gamme mineure harmonique est donc très simple : il vous suffit de prendre une gamme mineure naturelle, rehausser son degré VII pour qu’il n’y ait plus qu’un demi entre les degrés VII et I et voilà ! L’affaire est dans le sac.

Exemples :

schéma 21

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3) Structure de la gamme mineure harmonique

Comme d’habitude, il suffit de calculer les intervalles de notre gamme de La mineur harmonique pour dégager la structure générale des gammes mineures harmoniques.

schéma 22

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Structure générale de la gamme mineure harmonique 
:

schéma 23

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4) Utilisation de la gamme mineure harmonique

Cette gamme est abondamment utilisée en musique classique mais on peut aussi la retrouver dans le métal. Par contre, elle est très peu utilisée dans d’autres styles de musiques « modernes » (à la place, on retrouve plutôt la gamme majeure ou la gamme mineure naturelle). Enfin, sa consonance assez exotique fait que vous pouvez la retrouver dans la musique orientale traditionnelle.

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IV / La gamme mineure mélodique

Enfin, vient la troisième et dernière sorte de gamme mineure : la gamme mineure mélodique.

1) Origine de la gamme mineure mélodique

La création de la gamme mineure harmonique a certes permis de résoudre le problème de tension du degré VII, mais il a dans le même temps engendré un écart d’un ton et demi entre les degrés VI et VII. Cet intervalle de seconde augmentée est à l’origine de la consonance si particulière et si « orientale » de la gamme. Et ça, certains compositeurs de l’époque ne l’ont pas du tout apprécié. Ils ont en effet estimé que cette gamme n’était pas assez en accord avec les codes de la musique occidentale.

schéma 24

Ils ont donc cherché à créer une nouvelle gamme conservant la sensible précédemment établie et corrigeant ce problème de sonorité. C’est alors qu’est née la gamme mineure mélodique, qui comme son nom l’indique, se veut plus en accord avec les critères mélodiques de l’époque.

2) Construction de la gamme mineure mélodique

Tout comme on construisait la gamme mineure harmonique à partir d’une modification de la gamme mineure naturelle, on va construire la gamme mineure mélodique à partir d’une modification de la gamme mineure harmonique.

Ici c’est l’intervalle de seconde augmenté entre les degrés VI et VII qui pose problème. On va donc s’arranger pour qu’il n’y ait plus qu’un ton entre ces deux degrés. Pour y arriver, on va rehausser le degré VI d’un demi ton chromatique.

Exemples :

schéma 25

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3) Structure de la gamme mineure mélodique

Comme d’habitude, on va analyser les intervalles de la gamme de La mineur mélodique pour dégager la structure générale des gammes mineures mélodiques.

schéma 26

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Structure générale de la gamme mineure mélodique
 :

schéma 27

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Pour les petits curieux et aussi parce que les anecdotes c’est cool, notez que la gamme mineure mélodique est très proche de la gamme majeure. Il s’agit en fait d’une gamme majeure avec une tierce mineure (c’est-à-dire le degré III abaissé d’un demi ton)
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schéma 28

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4) Utilisation de la gamme mineure mélodique

La gamme mineure mélodique est la moins utilisée de toutes. On la retrouve surtout dans le classique mais aussi dans des styles comme le jazz ou la fusion.

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Récapitulatif

1) Tableau bilan

Aller, pour remettre de l’ordre dans vos idées et conclure cet article comme il faut, je vous propose un bon gros tableau récapitulatif des familles :

schéma 29

2) Relation entre les différentes gammes

Comme vous le voyez, toutes ces gammes sont différentes, mais en même temps très proches les unes des autres. On le voit au niveau de leurs constructions: il est très facile de passer de l’une à l’autre. Il suffit par exemple de rehausser le degré VII d’une gamme mineure naturelle pour obtenir une gamme mineure harmonique. Et on peut même aller encore plus loin au niveau des relations car à chaque fois, il suffit de modifier une simple note pour passer d’une gamme à l’autre. Regardez c’est magique :

On part de la gamme mineure naturelle :

schéma 30

On rehausse le degré VII d’un demi ton pour obtenir la gamme mineure harmonique :

schéma 31

Ensuite on rehausse le degré VI d’un demi ton pour obtenir la gamme mineure mélodique :

schéma 32

Enfin, il ne nous reste plus qu’à rehausser le degré III pour obtenir la gamme majeure :

schéma 33

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Schéma bilan des relations entre les gammes
 :

schéma 34

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Conclusion

Cette proximité entre les gammes est logique puisque le système musical tel que nous le connaissons aujourd’hui est issu d’une lente évolution. Les musiciens d’antan ont en effet modifié les gammes préexistantes pour satisfaire leurs besoins et pour répondre aux canons de beauté de leur époque.

Aujourd’hui, nous avons la chance d’évoluer dans une époque riche où la musique constitue le fruit de toutes ces évolutions. Elle est la synthèse de leur volonté et l’héritage de leurs expérimentations. En termes de composition, c’est une véritable aubaine car il est possible d’utiliser pour ses morceaux n’importe laquelle de ces gammes. Il est également possible de passer aisément de l’une à l’autre afin d’apporter de la diversité au sein même de son morceau. Bref, les possibilités sont multiples. A vous d’en profiter.  ;)

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45 commentaires


  • Axel

    Très bon article qui remet les choses ay clair ! Je connaissais déjà la plupart des concepts exposé sauf pour la relation entre mineur mélodique et gamme majeure :-)

    Par contre quid des gammes mineures ascendantes et descendantes ?

    Répondre

    • Alex

      Merci Axel pour ton commentaire, je suis ravi que l’article t’ait plu. :)

      C’est une bonne question. En gros, tout ce que j’ai présenté dans l’article correspond aux gammes mineures ascendantes. Les gammes mineures descendantes sont quant à elles strictement similaires, si ce n’est que tu les jouera à l’envers. Par exemple, si tu veux la gamme mineure descendante de la gamme de La mineur harmonique, tu prends ta gamme de La mineur harmonique et tu la joues dans l’autre sens (La, Sol#, Fa, Mi etc…).

      La seule différence se situera au niveau des gammes mineures mélodiques. En effet, la gamme mineure mélodique descendante ne sera pas composée des mêmes notes que la gamme mineure mélodique ascendante. Elle sera composée des mêmes notes que la gamme mineure naturelle.

      Donc pour résumer: pour créer une gamme mineure mélodique descendante, tu prend sa correspondante naturelle, tu la joues à l’envers et le tour est joué. Et pour les autres types de gammes mineures, il suffit de les jouer à l’identique dans le sens inverse pour obtenir leur version descendante.

      Voilà, j’espère que c’est plus clair. :)

      Répondre

  • michel

    Article très claire pour une bonne compréhension des gammes. Merci!

    Répondre

  • Olivier LAMUSSE

    Merci Alex pour ce super article ! Tu expliques les choses de manière très claire, bravo pour ta pédagogie ! Justement je voulais en apprendre un peu plus sur les gammes mineurs depuis quelques jours.

    Au plaisir de lire d’autres articles sur ton site !

    Répondre

  • Jacques Pelletier

    Bravo
    Enfin une explication limpide
    Merci

    Répondre

  • ESTEVE Serge

    Bonjour Alex,
    Un grand merci pour vos informations sur les notes de musique,gammes et autres trés bons conseils,encore un grand merci.
    Depuis plus de 15 jours j’ai de l’hartose dans les mains,et j’avais(l’envie) l’habitude depuis longtemps de faire 1 heure par jour de rythmique et travail batterie, (je suis en retraite, 67 ans passées,hi!!!hi!!!hi!!) et en ce moment ,c’est stanbay,Merci encore pour tout……et…et…merci
    @plus de vous lire.
    Serge

    Répondre

  • Cécile NAUTET

    Félicitation pour cet article très clair.
    J’ajouterais juste ceci qui a son importance : la gamme harmonique hausse le VIIème degré uniquement en “montant”. En effet, en descendant, le VIIème degré n’est pas modifié.

    Merci pour ces explications claires et concises.

    Répondre

    • Alex

      Bonjour Cécile.

      Ce n’est pas vrai. :) Seule la gamme mineure mélodique voit sa construction modifiée entre la version “ascendante” et “descendante”.

      Répondre

  • Max Lhopital

    bonjour et merci pour toutes ces explications qui m’éclairent beaucoup sur tout ce que j’ai déjà pu faire…cependant malgré tout je “patauge” toujours dans la composition et l’écriture…(les mélodie ça peut aller.. mais la mise en place des accords ou l’harmonisation je ne suis sur de rien…c’est toujours un peu au “pif”
    gamme majeure.. gamme mineure…etc…comment appliquer tout ça dans une compo?..:j’écris des notes pour composer: do mi sol la sol do etc…(d’accord gamme de do majeur)
    la do la do mi do la..etc..(la mineur)..ceci est la mélodie, comment vais appliquer des accords sur tout ça??…par exemple sur le do de la gamme de la mineur: do mi sol.. ou do mi la?…

    merci encore.. max

    Répondre

    • Alex

      Salut Max,

      Pour trouver un accompagnement à ta mélodie, il suffit que tu trouves la tonalité de ta mélodie, c’est à dire la gamme à partir de laquelle elle a été construite. Si je reprends ton exemple, avec les notes Do, Mi, Sol, et La, tu es en Do Majeur. A partir de là, il te suffit juste d’harmoniser ta gamme (c’est à dire construire des accords à partir de chacune des notes de ta gamme) pour trouver les “bons” accords qui iront avec ta mélodie. Pioche ensuite parmi accords que tu obtiens, tente de les faire suivre avec ta mélodie en te basant sur l’écoute, et le tour est joué !

      Répondre

  • Demailly Pierre

    Bravo, vraiment très clair avec des tableaux récapitulatifs très mémorisables,
    Merci Alex.

    Répondre

  • Nicolas

    Très enrichissant car en plus d’être agréable à lire, on comprend d’où vient toutes ces gammes ^^

    Merci beaucoup

    Répondre

  • Michaux

    Très clair, Très bien. Article de référence. Bravo

    Répondre

  • Jean- Louis CLANET

    Article très intéressant, merci.

    Mais comment sait-on en voyant la partition si une composition est en mode mineur ou majeur si ce n’est pas écrit dans le titre comme par exemple Grande valse en la mineur de Chopin.

    Répondre

    • willy

      Bonsoir. pour ta question, je vais apporter un élément de reponse: lorsque tu prends une partition, regarde tout d’abord l’amure. ci c’est une amure constitué de diese par exemple, tu ajoute un démi-ton à la dernière note diésé pour retrouver la gamme. ensuite, regarde la dernière note de la fin de la partion. elle te donne l’information selon laquelle la note est mineur ou majeur.
      exemple: si dans l’amure, la dernière note portant le diese est le ”Do”, alors nous sommes en gamme de ré-majeur ou si-mineur(la relative du ré). ensuite je vais regarder la dernière note à la fin de la partition,si c’est le Si, alors la tonalité est si-mineur. si c’est plutôt le do, la tonalité est le do-majeur.
      –dans le cas d’une amure constitué des bémols, l’avant dernier note sur laquelle est placé le bémol t’indique la tonalité. ensuite, applique le même principe que celui des dieses pour retrouver la tonalité final.

      Répondre

    • Alex

      En trouvant ce qu’on appelle la “tonalité” du morceau Jean-Louis. Cet article devrait t’aider à y arriver: “Comment trouver la tonalité d’un morceau ?“.

      Répondre

  • Chris

    Grand merci et chapeau bas pour tes exposés super-clairs et bien épicés d’un ton “comique”. Ils m’ont permis de faire des grandes enjambées dans ma connaissance du solfège

    Répondre

  • Jean-François

    Félicitation,
    Grâce à cet article vous pu rendre agréable et simple la théorie des gammes mineures.
    Merci

    Répondre

  • kisslajoue

    super … merci…
    à quand les gammes blues ?….

    amitiés à tous les mordus

    Répondre

  • Cécile

    Merci pour cet article très clair et très complet qui m’a bien rafraichi la mémoire en une seule lecture :-)
    Oui bon les gammes ascendantes et descendantes ne sont pas évoquées mais déjà ya de quoi faire avec ça !

    Répondre

    • Alex

      C’est parce qu’il s’agit vraiment d’un détail Cécile. Néanmoins, si le sujet t’intéresse, n’hésite pas à lire la réponse que j’ai fourni à Axel dans le premier commentaire de l’article. Tu y trouveras des infos sur ces notions de gammes ascendantes et descendantes. ;)

      Répondre

  • julien

    Merci pour cette article très complet et important :) !

    Répondre

  • Philippe Sandoz

    De prime abord on se dit ouh la la! ça va être fastidieux, mais finalement, bien expliqué, c’est beaucoup plus simple que ça n’en a l’air. Merci.
    Ne reste plus qu’a pratiquer pour se les mettre dans l’oreille,

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  • maze christian

    bonjour

    jolie travail concernant la construction des differentes gammes mineur et l’explication de celles çi …

    merçi encor

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  • marcoucha

    Merci pour cet article très clair. J’ai été particulièrement intéressé par le “chemin” passant de la gamme mineure naturelle à la majeure via l’adjonction de dièses dans le sens VII, VI,III créant les deux nouvelles gammes mineures intermédiaires dont les altérations sont VII et VI,VII.
    “Mathématiquement”, on pourrait construire 4 autres gammes intermédiaires avec pour altérations: III ; VI ; III, VI ; et III, VII
    Pensez vous qu’elles aient un intérêt ?

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    • Alex

      Ce n’est pas aussi simple que ça car avant de le voir sous un angle mathématique, la création de gammes doit obéir à des exigences harmoniques et mélodiques. Néanmoins il existe les modes (dont je parle déjà dans l’article) qui sont des dérivées de gammes et qui permettent donc d’obtenir de nouvelles structures harmoniques.

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  • marcellin

    Merci pour ce beau cadeau. Article très utile.

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  • NEDFO

    Merci Alex pour tes méthodes super variées qui permettent à chacun de comprendre les articles.
    J’ai appris ces gamme avec la guitare basse ,mais comme il n’est jamais assez d” apprendre ce dossier me renforce la connaissance .

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  • Jean-François CAHEN

    Excellent article, clair, concis. Remet bien les idées en place, notamment par sa synthèse.
    Musicordialement…

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  • guigui

    Merci Alex pour cet exposé clair et concis sur les gammes mineures, ça permet de tout remettre dans le bon contexte (historique et mélodique).

    Bravo pour ton site et bon continuation….

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  • Eddy CESAR

    Bonjour Alex,
    Je ne suis toujours pas compositeur, mais les informations claires et précises que tu donnes sur le solfège sont géniales.
    Etant jeune apprenti pianiste solitaire (68 ans bientôt), j’apprécie grandement tes leçons.
    Tu as beaucoup de mérite à publier gratuitement cette connaissance précieuse et qui plus est “sans prétention” ni “gros cou”.
    Continue comme cela, je suis sûr que tu es apprécié de tout le monde.
    Amicalement,
    Eddy.

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  • Suzy Leaunoi

    Merci Alex pour ces explications claires et nettes. Vous lire est très enrichissant. Le solfège paraît moins rébarbatif, ça donne vraiment envie de s’y attarder et essayer enfin de comprendre.

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  • jodyro palmers

    Bravo Alex et encore merci, avec toi on va vite devenir des experts de la composition musicale avec tout ce que tu nous apprends en peu de temps, c’est un vrai plaisir, une passion, amicalement Jacqueline

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  • Kamina

    Merci pour cet article de grande qualité pédagogique et j’adore la touche d’humour qui rend la matière plus digeste et plus ludique. Je suis une fan de vos articles

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  • willy

    Bravo Alex , et merci pour cet article. j’ai pu comprendre la notion de gamme mineur naturelle, harmonique et melodique.

    Merci encore

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  • DELECOURT Laurent

    Article très intéressant ; clair ; schémas et tableaux bienvenus. Les indications sur les applications des différents gammes sont instructives. J’ai aimé.

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  • Emmanuel

    une fois de plus merci. je réside au Cameroun et cette article m’a énormément aidé. Que Dieu vous bénisse.

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  • Paul

    J’ai compris absolument toutes vos explications sur les intervalles et les gammes, leur construction, leur utilisation, etc, alors que je n’avais jamais fait de théorie musicale avant. Un article qui en a sûrement aidé plus d’un. Je vous remercie pour cet EXCELLENT travail d’un grande faculté de pédagogie (j’insiste), qui me donne envie d’en apprendre encore plus.

    Encore merci :)

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  • jeff

    j’ ai toujours détesté le solfège,n’ y comprenant rien, avec de mauvais souvenirs de mes profs de musique du lycée qui auraient fini par me dégouter de l’ apprentissage d’ un instrument de musique;
    je trouve enfin, après bien des années, sur ce site des explications claires qui m’ aident à comprendre la création musicale et qui me réconcilient avec ce mal aimé : le solfège.
    un grand merci à Alex pour son immense travail et ses qualités pédagogiques
    jeff

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    • Alex

      Je t’en prie Jeff ! Merci à toi pour tes encouragements et ton commentaire super sympa. ;)

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  • CLEMENCE FOUGEA

    Extrêmement bien expliqué, avec de l’humour de surcroît ! J’avais besoin de revoir mes bases mais l’idée de rouvrir un de mes poussiéreux manuels de Théorie musicale me rebutait … grâce à cet article, j’ai dépassé ce blocage, j’ai appris plein de choses et j’ai même enfin réussi à identifier une gamme que je jouais (mineure mélodique) en me disant “elle rend bien, est-ce une gamme ou une distorsion de gamme ..?” vu qu’il n’y avait que la tierce diminuée je craignais de malmener la théorie musicale alors que j’étais en plein dedans ! donc vraiment bravo et merci, je continuerais à me référer à ce site lorsqu’une question théorique me taraudera ! … Et Bravo à l’auteur pour son talent pédagogique, son sens de la précision, sa générosité et son humour !

    Répondre

    • Alex

      Merci à toi pour ton message Clémence, ça me fait super plaisir ! Content que l’article ait pu t’être utile. ;)

      Répondre

  • Jean-Pierre

    Bonjour
    D’abord, merci pour votre travail très clair.
    J’ai une question concernant les modes.
    j’ai une méthode perso (sur guitare) pour créer des modes, mais est-ce correct ?
    Exemple : créer la gamme de Ré-MODE DE SOL
    Je commence à la note Ré tout en pensant que c’est SOL ensuite Mi en pensant LA etc …
    ECARTS des 1T 1T 1/2T 1T 1T 1/2T 1T
    NOTES PENSEES SOL LA SI DO RE MI FA SOL

    ECARTS des 1T 1T 1/2T 1T 1T 1/2T 1T
    NOTES JOUEES RE MI FA# SOL LA SI DO RE

    Suis-je dans l’erreur avec cette méthode ?
    Remarque pour cet exemple : j’ai un le premier # (FA), donc la tonalité est SOL Majeur ?
    Je mélange tout, ou pas ?

    Merci encore
    JP

    Répondre

    • Alex

      Bonjour Jean-Pierre,

      Oui il y a un peu de confusion :) Mon prochain article sera justement entièrement consacré aux modes. Comme ce serait un peu long de tout expliquer dans un simple commentaire, je vous demande donc d’être encore un peu patient d’ici là ! En attendant, je vous conseille vraiment de réviser toutes vos gammes sans vous préoccuper des modes. ;)

      Répondre

  • Soywod

    Vraiment top tes cours, ça débloque des choses dans mon cerveau :)
    Petite question en lien avec ton autre cours sur “Comment construire une suite d’accords”. Tu nous montrais comment construire à partir d’une gamme MAJEURE (avec empilement de tierce). Est-ce que pour une gamme mineure naturelle, il suffit juste de trouver la relative majeure et de faire le même exercice ou c’est plus compliqué que ça ? Et pour les mineures harmoniques / mélodiques comment ça se passe ?

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