16 commentaires

  1. alex dans l’analyse de la melodie ” time ” de Zimmer tu nous fais remarquer l’emploi de quintes justes en effet elles se situent 1-2, 3-4, 7-8 mesure par contre l’octave juste de la 5-6 mesure
    note do – si serait plus l’intervalle de septième majeure – à rectifier par contre s’il s’agit d’une octave do-do le 2ème do est étranger aux notes du mi mineur ( mi-sol – si ) alors !!!!
    merci pour ta réponse Pierre je continue la découverte de ton analyse à bientôt

    • Salut Pierre !

      En fait, c’est bien un Si, il s’agit d’un septième majeure. Merci de l’avoir signalé :)
      Du coup, comme je l’ai expliqué dans un autre commentaire :

      On a bel et bien une octave descendante ensuite, ce qui va dans le sens de la plénitude. Mais cette septième majeure implique effectivement une sensation de grandeur (pour le grand écart mélodique) et plutôt une très légère dissonance qui accentue l’émotion et non la plénitude du coup. Le Si de la mesure 6 étant la quinte de l’accord de mi mineur, on a pas une émotion déchirante non plus mais plutôt quelque chose de stable, malgré la dissonance de la septième.

      à bientôt !
      Clem

  2. Hello Alex,

    Un grand merci pour cet article super intéressant.
    Etant justement en train de relire (pour ne pas dire d’étudier) tes 231 pages de A à Z, je trouve que cette analyse constitue un exercice très intéressant.
    Le choix de cette musique illustre parfaitement, et de façon abordable pour les débutants dont je fais partie, la notion de simplicité-complexité.

    Petite remarque : je ne comprends pas pourquoi, dans la mélodie, à la 3ème mesure, quand on passe d’une note DO à une note SI (sauf erreur de ma part), vous appelez ça une octave (ascendante)…

    Encore merci et bravo !,
    Michel

    • Salut Michel !

      Oui en effet tu as raison, j’ai fais une bête erreur… Merci c’est corrigé !

      Sur les mouvements mélodiques ascendants, il y a une septième majeure et non une octave entre les mesures 5 et 6.
      On a du coup bel et bien une octave descendante ensuite, ce qui va dans le sens de la plénitude. Mais cette septième majeure implique effectivement une sensation de grandeur (pour le grand écart mélodique) et plutôt une très légère dissonance qui accentue l’émotion et non la plénitude du coup. Le Si de la mesure 6 étant la quinte de l’accord de mi mineur, on a pas une émotion déchirante non plus mais plutôt quelque chose de stable, malgré la dissonance de la septième.

      Voilou pour la précision :)
      Clément

  3. Superbe travail d’analyse.
    Je suis très fan de cette musique et ai eu la chance de voir le live à Paris en avril.
    Time était la dernière musique, en rappel, c’était beaucoup d’émotion !

    Arthur

  4. Pingback: Projet Musique à l’image | MAO in Marne et Gondoire

  5. Bonjour,

    L’article a vraiment bien commencé, très plaisant à lire! Mais je me DOIS de contester une mauvaise approche de l’harmonie.

    Nous sommes ici EVIDEMMENT dans une tonalité modale de La Dorien (gamme mineure naturelle de La avec le 6ème degré haussé).

    La suite harmonique est donc naturellement la suivante : I min – V min – VII – IV

    C’est une suite d’accord très courante utilisée dans ce mode Dorien, représenté par exemple par la musique emblématique “Scarborough Fair” de Simon & Garfunkel.

    Rare (même très rare) sont les musiques qui ne commencent pas par leur accord de tonique. Et c’est le plus souvent en musique tonale qu’on rencontrera cela en commençant par exemple la musique par un accord de dominante au lieu d’un accord de tonique… Mais même dans ce contexte c’est rare!

    Donc dire que la musique commence par un accord de IV ou de ii est très très improbable. Maintenant, je suis d’accord sur cette aspect de “flou” pour la diversité entre les accords majeurs et mineurs.

    De plus, la particularité (et beauté) de ce mode est le 4ème degré majorisé (normalement mineur dans une gamme naturelle mineure)! Donnant un bel effet inattendu à l’oreille, “d’espoir” si je puis dire! (A jouer sur son instrument pour entendre cela, ou écouter la musique de Michael Jackson “Earth Song” qui est un excellent exemple de musique basculant entre le Ier degré mineur et le IVeme degré majorisé durant les couplets).

    J’espère que ceci vous aura éclairez. Néanmoins excellent travail ! :)

    Ivan, étudiant en piano et écriture et analyse musicale à l’académie.

  6. Visiblement la mélodie m’en rappelle une autre très connue dont Hans Zimmer a certainement du s’inspirer. Est ce qu’une bonne âme pourrait m’aider?

  7. Les choses les plus géniales sont souvent celles qui semblent les plus simples. Merci pour l’analyse et surtout pour les conseils. Pour moi qui fonctionne surtout au “feeling” ça me donne une autre perspective sur la musique et je trouve pas mal de parallélismes avec ce que j’essaye de faire.

    • Bonjour Vincent,
      Merci à toi pour ton commentaire. C’est justement ça mon objectif principal à travers ce site: théoriser certaines pratiques faites “au feeling” pour les démocratiser. J’essaie de “déconstruire” la musique pour en expliquer les rouages, et ainsi rendre la composition musicale accessible au plus grand nombre.

  8. Bonjour à vous,

    Belle approche globalement, mais pour l’approche harmonique… ?
    Vouloir analyser du modal à la façon du tonal fait passer à côté de pas mal de chose. Alors que le système tonal a été largement “épluché” (avec le sommet analytique de Schoenberg dans les années trente), le modal depuis le début du XXe S. est largement exploré pour ses ressources justement inaccessibles avec le système harmonique fonctionnel tonal.
    Et le propre du dorien est justement une ambivalence entre mineur (pour son premier tétracorde) et le majeur (pour son second tétracorde). En partant de ce point de vue, il me semble que l’analyse gagnerait en cohérence… Le compositeur exploite un mode et en tire “tout le jus”, alors qu’y voir une polytonalité possible (une ambiguïté) noie un peu le poisson… Le modal est toujours ambigu quand on a une oreille sagement tonale… Alors n’eut-il pas mieux fallu relever d’emblée le caractère modal et inviter tout un chacun à explorer ce réservoir d’ambiguïtés…
    Pour le reste, on ne peut qu’être d’accord ;-)
    Et quoi qu’il en soit, merci pour votre travail !

    Gilles

  9. Super pour cet article passionnant ! j’espère que tu feras la même chose pour les musiques de Joe Hisaishi, sa serait passionnant une comparaison entre la musique du chateau dans le ciel ” Laputa: Castle in the sky” et celle du vent se lève qui ont beaucoup de points communs : ” Naoko Meguriai “.

    Merci!

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