Les notes de musique: tout ce qu’il y a à savoir dessus

Sous leur apparence simple, les notes de musique cachent en fait une multitude d’informations : le son à jouer sur l’instrument, la durée sur laquelle le jouer etc. Dans cet article, je vous montre comment décrypter ces informations afin de pouvoir déchiffrer facilement les notes sur partition.

Introduction

Quand on jette un œil sur une partition, on se rend compte qu’il existe une multitude de notes différentes. Des noires, des blanches, des regroupées, des suspendues… Bref, il y en a pour tous les gouts.

Le truc, c’est que si on ne dispose pas du code pour les déchiffrer, elles nous apparaissent plus comme un ramassis de hiéroglyphes qu’autre chose.

Mais rassurez-vous, tout le monde peut réussir à les décoder. Il suffit juste de comprendre la logique qui se cache derrière tout ça. Et ça tombe bien, puisque c’est justement tout l’objet de cet article. Je vais vous donner tous les outils nécessaires pour que vous puissiez déchiffrer facilement les différentes notes de musique sur partition.

I / Qu’est-ce qu’une note de musique ?

1) Un élément d’un ensemble plus vaste : la partition

Pour commencer, faisons un petit exercice de pensée : oubliez tout ce que vous avez appris jusqu’à présent sur le solfège. (Rien de trop compliqué là-dedans me direz-vous ^^ ).

Maintenant, prenez votre casque, fermez les yeux et écoutez votre chanson préférée. C’est fait ? Bien. (Bon je suis sûr à 99,99% que vous ne l’avez pas fait, mais on va quand même prétendre le contraire. Vous êtes vraiment des délinquants).  :D

A présent, essayez de trouver un moyen pour pouvoir retranscrire par écrit toute la musique que vous venez d’entendre. Essayez de trouver un système permettant de consigner tous les sons que vous avez entendu, les moments auxquels les jouer, la durée sur lesquels les jouer, la puissance avec lesquels les jouer etc… Pas facile hein ? 😉

Au fur et à mesure des siècles, le système qui s’est développé pour réaliser une telle prouesse, c’est la partition.

Une partition, c’est donc un ensemble d’éléments différents donnant à chaque fois des informations sur la musique à jouer. Il y a par exemple :

  • Les silences qui donnent des informations sur les moments où il y a une interruption du son
  • Les nuances qui donnent des informations sur l’intensité à laquelle jouer les différents sons
  • La signature rythmique qui donne des informations sur la structure rythmique du morceau. (Voir mon article « Comment déchiffrer une signature rythmique ? »
  • La tonalité qui donne des informations sur l’identité sonore du morceau (voir mon article « Comment retrouver la tonalité d’un morceau ? ») et plein d’autres choses encore.

Et parmi tous ces éléments, on retrouve bien évidemment les notes de musiques qui elles, donnent des informations sur les sons à jouer et la durée sur lesquels les jouer.

2) Définition d’une note de musique

Une note de musique, c’est donc un symbole que l’on retrouve sur partition, et qui permet de retranscrire la hauteur d’un son (c’est-à-dire quel son jouer) et sa durée dans le temps.

Pour la suite de l’article, je vous propose de développer en profondeur ces deux points.

II / La note de musique détermine la hauteur du son

La première chose sur laquelle nous renseigne les notes de musique, c’est la hauteur du son, c’est-à-dire à quel point le son va être grave ou aigu.

1) Les différentes notes de musique

a) Naissance des 7 notes de musique

En physique, il existe déjà une mesure qui permet d’exprimer la hauteur d’un son : la fréquence. Plus un son à une fréquence basse (ex : 45Hz) et plus il sera grave. Au contraire, plus un son à une fréquence haute (ex : 17 000Hz), plus il sera aigu.

Le truc c’est que sur partition, il est difficile d’exprimer la hauteur des sons par l’intermédiaire de leur fréquence. Ce ne serait pas super lisible.

Au Clair de la Lune en fréquences :

Il a donc fallu trouver un autre moyen pour retranscrire la hauteur des sons. Et pour cela on a eu une idée : celle de donner un nom aux différentes fréquences. Et savez-vous planter des choux comment on les a appelés ? Bingo : Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, et Si, ce qui a donné naissance aux 7 notes de musique.

Note : L’ordre dans lesquels apparaissent ces noms à une importance car ils expriment la hauteur du son en allant du plus grave au plus aigu.

b) Les 12 sons : 7 notes naturelles et 5 notes altérées

A partir de là vous allez surement me dire :

« Attends Alex, c’est bizarre ton histoire. Il existe une multitude de fréquences (l’oreille humaine est capable de capter des fréquences allant de 20 Hz à 20 000 Hz), et là tu es en train de me dire que tous ces sons peuvent être exprimés par l’intermédiaire de sept notes seulement ? »

Exactement. En fait, si aussi peu de notes peuvent exprimer autant de fréquences, c’est parce que la différence de son produit par deux fréquences proches est imperceptible à l’oreille. Par exemple, si vous jouez un son à 232 Hz et un autre à 233 Hz, vous n’allez pas entendre la différence. Il faut qu’il y ait un écart significatif entre deux fréquences pour entendre des sons différents.

Dans la musique occidentale, on a donc retenu 7 fréquences différentes qui ont données naissance aux 7 notes de musique.

Alors pour être tout à fait exact, ce ne sont pas 7 mais 12 sons qui ont été retenus : les 7 sons principaux qu’on appelle les « notes naturelles », et 5 sons intermédiaires qu’on appelle les « notes altérées ».

Les notes altérées constituent en fait des modifications des notes naturelles (d’où leurs noms « d’altérations »). Leur son n’est pas suffisamment différent des sons principaux pour constituer de nouvelles notes, mais il est suffisamment différent pour être perceptible à l’oreille et donc être considéré comme une entité à part entière.

En musique, ces altérations sont retranscrites par l’intermédiaire des dièses et des bémols.

D’ailleurs, si on regarde le clavier d’un piano, on voit très bien cette distinction entre notes naturelles et notes altérées puisque les notes naturelles correspondent aux touches blanches et les notes altérées aux touches noires.

c) Répétition des notes dans les graves et les aigus

La deuxième chose qui permet d’expliquer pourquoi si peu de notes peuvent exprimer autant de fréquences, c’est qu’à partir d’un moment les sons se répètent.

Je m’explique : lorsque vous avez un son à une fréquence donnée (ex : f = 262 Hz) et que vous tombez sur le son avec le double de cette fréquence (2f = 524 Hz), vous êtes en fait en présence du même son. A l’oreille, ça va sonner de la même façon. La seule chose qui change, c’est que le son à la fréquence 2f sera plus aigu que le son à la fréquence f.

Si on traduit ça d’un point de vue musical, voilà ce que ça donne : si vous avez une note à une fréquence donnée (ex : Do = 262 Hz), la note qui aura le double de cette fréquence sera exactement la même (ex : Do = 524 Hz). La seule chose qui change, c’est que le deuxième Do sera plus aigu que le premier. On dit que la deuxième Do se situe une octave plus haut que le premier.

A partir de là, on en déduit que toutes les notes se répètent au bout d’un moment :
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Encore une fois, si on jette un œil au clavier d’un piano, on se rend très bien compte de cette répétition des notes. On voit que le clavier est en fait constitué de blocs de 12 notes qui se répètent. Plus on avance vers la droite du clavier, et plus ces notes sont aigues (car à chaque fois, leur fréquence est doublée par rapport à celles du bloc précédent).

2) Les notes de musique sur partition

Récapitulons ce qu’on a vu jusqu’à maintenant :

  • On utilise sept notes principales (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si) et cinq notes altérées (Do#/Réb, Ré#/Mib, Fa#/Solb, Sol#/Lab et La#/Sib) pour exprimer la hauteur des sons
  • Ces 12 notes formaient une série de sons allant du grave vers l’aigu
  • Ces séries se répètent
  • Une série répétée à l’octave possède les mêmes sons que la série dont elle est issue. Elle sera juste plus aigue si elle est répétée à l’octave supérieure (car la fréquence des notes est doublée) et plus grave si elle est répétée à l’octave inférieure (car la fréquence des notes est divisée par deux)

Au regard de ces nouvelles informations, voilà maintenant ce que donne notre mélodie d’Au Clair de La Lune :

C’est mieux que tout à l’heure, mais ce n’est pas encore suffisant. Car avec le seul nom des notes, il n’est pas possible de retranscrire leur hauteur exacte. Par exemple, on ne sait pas si le premier Do correspond au Do à 523 Hz, à celui à 262 Hz ou encore celui à 1046 Hz.

Alors comment faire pour retranscrire cette information ? Une première idée consiste à attribuer un numéro à côté de la note pour indiquer l’octave à laquelle elle appartient. Par exemple, si on note Do3, cela veut dire que ce Do est celui du troisième bloc en partant de la gauche.

Dans votre vie de musicien, vous tomberez parfois sur cette façon de notifier les notes. Il est donc important de la connaître. Mais la façon la plus courante de retranscrire les notes de musique, c’est la manière graphique.

Pour cela on va avoir recourt à deux éléments :

  • La portée
  • La clé musicale

a) Les notes de musique sur la portée

Plutôt que de retranscrire la hauteur des notes par leur nom (et éventuellement un numéro), on va les retranscrire de manière graphique.

C’est exactement comme le code de la route : plutôt que de notifier les différentes informations par écrit (arrêtez-vous, vous pouvez y aller etc…), on va les retranscrire graphiquement par l’intermédiaire de panneaux. En procédant ainsi, on rend l’information plus lisible et surtout beaucoup plus rapide à transmettre.

Les notes vont être matérialisées par l’intermédiaire de formes ovales que l’on va inscrire sur une sorte de repère : la portée. (Si vous voulez tout savoir sur la portée, je ne peux que vous conseiller d’aller lire mon article sur le sujet : « La portée en musique, la base de la partition »).

La portée est constituée de 5 lignes horizontales parallèle et l’espace situé entre ces lignes est appelé interligne. Une portée est donc constituée de 5 lignes et de 4 interlignes.
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Les notes peuvent être inscrites sur les lignes de la portée, ou dans les interlignes.

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Les notes peuvent également être inscrites en dehors des lignes de la portée, mais dans ce cas, on attribuera à la note des lignes supplémentaires. (Ces lignes sont en fait des lignes de portée supplémentaires, mais spécifiques à la note).

Plus une note se situera bas sur la portée, et plus elle sera grave. Au contraire, plus elle sera haute sur la portée, et plus elle sera aigue.

La portée permet donc de repérer en un coup d’œil la hauteur relative des notes. C’est-à-dire que grâce à elle, on pourra déterminer facilement si telle note est plus grave ou plus aigüe que telle autre note.

Mais la portée seule ne suffit pas pour retranscrire les notes de musique de façon graphique. Car pour l’instant, on n’est pas en mesure de déterminer le nom des différentes notes, et surtout leur hauteur absolue (c’est-à-dire à leur fréquence exacte).

Pour retranscrire ces deux informations on va avoir besoin d’un autre élément : la clé musicale.

b) Les clés musicales

La clé, c’est ce symbole que vous retrouverez toujours en début de portée.

En tout, il existe sept clés différentes :

  • La clé de Sol
  • La clé de Fa 4 (plus communément appelée « clé de Fa »)
  • La clé de Fa 3
  • La clé d’Ut 4
  • La clé d’Ut 3
  • La clé d’Ut 2
  • La clé d’Ut 1

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Dans cet article, je ne m’attarderai pas davantage sur la raison de l’existence de ces 7 clés, et quand utiliser l’une plutôt que l’autre. Mais si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire mon article « Les clés en musique : clé de Sol, clé de Fa, clé d’Ut »).

Pour l’instant, retenez juste que c’est la clé qui permet de déterminer le nom qu’auront les notes sur la portée, et leur hauteur absolue.

La clé permet de déterminer le nom des notes sur la portée car elle donne son nom à la ligne de portée qu’elle pointe. Par exemple, la clé de Sol entoure la deuxième ligne de portée. Elle va donc donner son nom (Sol) à la note située sur cette ligne.

A partir de là, puisque l’on sait que les notes Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si se suivent toujours dans l’ordre, il sera très facile de déterminer le nom des autres notes.

La clé permet également de déterminer la hauteur absolue des notes. Par exemple sur un piano, on sait que ces notes en clé de Sol devront être jouées à partir de la quatrième octave. Ce premier Do correspond donc au Do4.

Grâce à toutes ces informations, on est maintenant en mesure de retranscrire notre mélodie d’Au Clair de la Lune sur partition :

C’est tout de suite beaucoup plus clair n’est-ce pas ?  :)

Bien évidemment, même si vous comprenez maintenant la logique des choses, il vous faudra de la pratique pour bien maîtriser la lecture de notes sur partition. Si vous voulez que je vous accompagne dans cet exercice, et plus généralement si vous voulez que je vous aide dans votre apprentissage du solfège, je vous invite à participer à ma formation en ligne « Solfège Pratique ».

Solfège Pratique, c’est une formation en ligne accessible à vie, qui vous expliquera tout le solfège de A à Z. A son issu, vous serez capables de déchiffrer n’importe quelle partition, vous pourrez retranscrire votre musique par écrit, et vous maîtriserez l’harmonie.

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III / La note de musique détermine la durée du son

En plus de la hauteur du son, la deuxième chose sur laquelle nous renseigne la note de musique c’est la durée sur laquelle la jouer.

On indique la durée sur laquelle jouer la note grâce à sa forme.

1) Les figures de notes

Il existe 5 formes principales de notes qu’on appelle les figures de notes.

Il y a : la ronde, la blanche, la noire, la croche, et la double croche. Et chacune de ces figures de note correspond à une durée bien précise.

(Bon il existe aussi la triple croche et la quadruple croche, mais je ne vous les ai pas mises car elles sont relativement rares).

Maintenant, combien de temps exactement vaut chacune de ces figures de note ? La première chose à savoir c’est leur valeur relative, c’est-à-dire combien de temps est ce qu’elles valent les unes par rapport aux autres.

2) La valeur relative des figures de notes

Si j’ai disposé les figures de notes dans cet ordre précis (c’est à dire la ronde, puis en dessous la blanche, puis la noire, puis la croche, puis la double croche), ce n’est pas pour rien : c’est parce qu’il existe une relation mathématique qui les lie entre elles. Chaque figure de note vaut en fait la moitié de celle qui la précède, et le double de celle qui la suit.

Donc concrètement une blanche vaut la moitié d’une ronde, mais le double d’une noire. Une noire vaut la moitié d’une blanche mais le double d’une croche. Une croche vaut la moitié d’une noire mais le double d’une double croche et ainsi de suite. A partir de là, on peut créer un grand schéma d’équivalence :

3) La valeur absolue des figures de notes

Bon, c’est bien de savoir qu’une ronde ça vaut deux blanches, mais concrètement combien de temps vaut une ronde ? Autrement dit, quelle est la valeur absolue des différentes figures de notes ?

a) La durée commune des figures de notes

Souvent on entend dire qu’une ronde vaut 4 temps, une blanche 2 temps, une noire 1 temps, une croche ½ temps et une double croche ¼ de temps.

Il faut faire attention avec ces différentes durées car même si elles sont souvent vraies, elles ne sont pas toujours vraies. Par exemple dans certains morceaux, il est tout à fait possible qu’une noire ne soit pas égale à un temps, mais à deux temps voir même à un demi-temps.

Comment est-ce possible ? Eh bien tout va dépendre en fait de ce qu’on appelle l’unité de temps du morceau.

b) L’unité de temps du morceau

L’unité de temps c’est quoi ? C’est la figure de notes qui va être choisie pour être égale à un temps dans le morceau.

Par exemple, si dans un morceau on a la noire comme unité de temps, ça voudra dire que dans ce morceau, noire sera égale à un temps. Si dans un autre morceau on a la blanche comme unité de temps, dans ce morceau, ce sera blanche qui sera égale à un temps etc.

Tous les morceaux possèdent une unité de temps, et il est possible de choisir n’importe quelle figure de notes comme unité de temps.

c) Déduction de la valeur absolue des figures de notes

A partir du moment où on connait notre unité de temps, on peut en déduire la valeur absolue des figures de notes (car je le rappelle, leur valeur relative reste toujours la même).

Par exemple, si dans un morceau on a la blanche comme unité de temps, blanche sera égale à un temps. Du coup, derrière on en déduit que ronde sera égale à deux temps car la ronde vaut le double d’une blanche. Noire sera quant à elle égale à un demi-temps car la noire vaut la moitié d’une blanche, et sur le même principe, croche sera égale à un quart de temps et double croche sera égale à un huitième de temps.

Gardez bien en tête que c’est toujours l’unité de temps qui définit la valeur absolue des différentes figures de notes. Très souvent l’unité de temps du morceau est la noire (c’est pour ça qu’on entend souvent dire que noire égale un temps, blanche deux temps etc…) mais ce n’est pas toujours le cas.

Et sur une partition, l’unité de temps du morceau est indiquée par la signature rythmique.

4) Le tempo

Bon, récapitulons ce qu’on a vu jusqu’à présent sur la durée des notes de musique :

  • C’est la forme de la note qui indique sa durée.
  • Il existe cinq principales figures de notes : la ronde, la blanche, la noire, la croche et la double croche
  • Ces figures de notes sont liées entre elles par une relation : chaque figure de note vaut la moitié de celle qui la précède, mais le double de celle qui la suit.
  • La valeur absolue des figures de notes n’est pas fixe, elle dépend de l’unité de temps du morceau
  • N’importe quelle figure de note peut être choisie pour incarner l’unité de temps
  • C’est grâce à la signature rythmique que l’on sait quelle unité de temps a été choisie pour le morceau.

Il nous reste maintenant plus qu’une dernière chose à connaître pour savoir sur quelle durée jouer nos différentes notes : le tempo.

En effet, en l’état actuel des choses, même si on connaît la valeur absolue des différentes figures de notes, on ne peut toujours pas les interpréter. Car concrètement, on ne sait pas vraiment ce que vaut « un temps ».

Par exemple, imaginons que nous ayons un morceau avec la noire comme unité de temps. Cela veut donc dire que dans ce morceau, noire vaut un temps, blanche deux temps etc… Mais à quelle vitesse compter les deux temps de cette blanche ? Lentement ? Rapidement ? Cette information, c’est justement le tempo du morceau qui nous la donne.

a) Définition du tempo

Le tempo, c’est tout simplement la vitesse du morceau. Il se matérialise par un battement régulier, où chaque battement est égal à un temps.

b) Interpréter un tempo

Un tempo se compte en BPM (Battements par Minute). Par exemple, si on a un morceau à 90 BPM, cela veut donc dire qu’il y a l’équivalent de 90 battements sur une minute de temps, et que chacun de ces battements est égal à un temps.

De l’autre côté, puisque vous connaissez la valeur absolue de vos figures de notes grâce à l’unité de temps, vous pourrez donc les interpréter.

Exemple concret : On va prendre le morceau Frères Jacques (Après Au Clair de La Lune, voici Frère Jacques, on reste dans le thème des comptines pour enfants). ^^

Dans ce morceau, le tempo est à 90 et l’unité de temps est la noire.

Pour interpréter nos différents rythmes, on va donc régler notre métronome sur 90. A cette vitesse, on aura 90 battements par minute et chacun de ces battements sera égal à un temps.

Ensuite, on sait que dans ce morceau, l’unité de temps est la noire. Noire sera donc égale à un temps. Les noires du début du morceau devront donc être jouées sur un battement de tempo.

Plus loin on voit qu’il y a des blanches, et comme blanche est égale à deux temps, on va devoir les tenir sur deux battements de tempo. Vous voyez, c’est simple. 😉

Conclusion

Voilà les amis pour ce gros article sur les notes de musique. Je vous l’avais promis au début : à la fin de votre lecture, vous aurez entre les mains toutes les connaissances nécessaires pour savoir les déchiffrer. C’est maintenant chose faite alors laissez-moi vous féliciter !

Si mon travail vous a plu, n’hésitez pas à me le signaler en laissant un petit commentaire en bas d’article, ça fait toujours plaisir. (Pour écrire cet article, ça m’a pris environ 40 heures de travail. Entre la réflexion, les lectures, la rédaction, l’élaboration des schémas et la mise en ligne, c’est du taf).

N’hésitez pas également à le partager sur vos réseaux et à vous abonner à la chaîne Youtube de Composer sa Musique.

Et si vous en avez marre de galérer à apprendre seul le solfège dans votre coin, rejoignez ma formation en ligne « Solfège Pratique ». Tout y est expliqué simplement et en plus vous ferez partis d’une communauté de 1000 musiciens passionnés prêts à vous aider. Donc pour passer à la vitesse supérieure, cliquez simplement sur le bouton ci-dessous :
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Sur ce, je vous dis à très bientôt pour de nouveaux articles !

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8 commentaires


  • Sébastien de Guitare-Pratique

    Wahou ! Ton article est vraiment très complet et reprend tout ce qu’il faut savoir pour bien comprendre la notation musicale. La logique est simple autant qu’indispensable. Pas besoin d’être un/une parfait(e) lecteur/lectrice de la notation musicale. Comprendre est déjà un grand pas. Merci pour ce super article très pédagogique

    Répondre

  • JOUSSEIN Maxime

    Très bonne explication ! Bravo pour la clarté ! Merci MJ

    Répondre

  • Lydie

    Merci beaucoup pour cet article, c’est tout de suite plus clair.

    Répondre

  • Elisabeth MICHAUX

    Article très très bien fait et très très clair.
    J’ai déjà suivi la formation “Solfège Pratique”.
    Elle est excellente et simple, je la recommande.
    Je la recommande aussi pour les parents qui ont des enfants scolarisés.

    Merci et bravo Alex.

    Répondre

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