Le guide ultime pour choisir votre micro (2/2)

micro-studioSuite et fin de mon dossier consacré au choix d’un micro. Dans cette seconde partie, vous verrez ce qu’est la réponse en fréquences, la directivité cardioïde, omnidirectionnelle ou bidirectionnelle, la sensibilité, le souffle, et la pression sonore admissible d’un micro. Enfin, vous trouverez en fin d’article une sélection des meilleurs micros studio pour chaque catégorie d’instruments. 

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Introduction

Comme son nom l’indique, cet article fait directement suite à mon précédent écrit: Le guide ultime pour choisir votre micro studio (1/2): les différentes familles de micros. Si vous ne l’avez pas encore lu (ou si vous souhaitez juste vous rafraîchir la mémoire), foncez donc le faire en cliquant ici. C’est absolument indispensable pour la suite.

Petit récapitulatif des faits: dans la première partie de ce dossier, nous avons vu qu’il existait trois grandes familles de micros: les micros dynamiques, les micros statiques, et les micros à ruban. Chacune de ces familles possède un mécanisme de fonctionnement qui lui est propre et des caractéristiques différentes. Ainsi, nous avons vu qu’il était préférable d’utiliser les micros dynamiques pour enregistrer les instruments puissants et électriques, les micros statiques pour la voix et les instruments acoustiques, et les micros à ruban pour conférer au son une couleur chaude et vintage.

Au vu de ces différentes propriétés, les grandes familles de micros permettent donc de définir le cadre d’utilisation d’un micro. Mais là où les choses se compliquent légèrement, c’est qu’au sein d’une même famille, un micro peut avoir plusieurs caractéristiques différentes.

Quelles sont ces caractéristiques? A quoi correspondent-elles exactement? C’est ce que nous allons voir au sein de cette seconde partie. Et pour terminer ce dossier en beauté, je vous proposerai en fin d’article ma propre sélection personnelle de micros studio. (Mais ça, c’est seulement si vous êtes sages et que vous lisez bien tout jusqu’au bout).  ;)


Article 2 : Les caractéristiques du micro


I / La réponse en fréquences

Commençons par la première caractéristique: la réponse en fréquences. Pour comprendre à quoi correspond cette notion, il faut déjà que vous sachiez ce qu’est une fréquence. Et comme vous l’avez senti venir, je vais devoir ressortir ma casquette de prof de physique pour vous expliquer ça. (Je pense sincèrement avoir raté ma vocation. En même temps, c’est ça aussi d’avoir passé la majorité de mes séances TP à faire des batailles de tubes à essai avec les copains… Mr Hamel, vous pouvez oublier cette dernière phrase).

1) Qu’est-ce qu’une fréquence ?

Dès que l’on parle des fréquences, on touche au son. Et qu’est-ce que c’est que le son ? Ce n’est ni plus ni moins qu’un objet entrant en vibration dans l’air. Par exemple, si vous envoyez une boulette de papier sur le tableau à l’aide de votre effaceur sarbacane, il y aura vibration de l’air. (Sortie de mon livre «La Physique pour les Délinquants» dès le printemps prochain dans toutes les bonnes libraires).  ;) Ces vibrations vont alors se matérialiser en ondes sonores qui se déplaceront dans l’air jusqu’à vos oreilles. Une fois au contact de vos tympans, ces ondes seront alors traduites par votre cerveau  et seront perçues en tant que « son ».

le-son

Le truc, c’est que dans la vie de tous les jours, il existe des sons de natures différentes. Par exemple, si vous tapez sur les touches de votre clavier ou si vous tapez du poing sur la table, le son produit ne sera pas le même. Il y aura des sons qui seront plutôt graves, et d’autres plutôt aigus. Et logiquement, en fonction de ces types de son, l’onde sonore ne sera pas la même.

  • Pour un son grave : l’onde sonore sera longue et plus étalée
  • Pour un son aigu : l’onde sonore sera courte et se répétera beaucoup

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Cet étalement de l’onde dans le temps, on le mesure justement grâce à la fréquence. La fréquence étant le nombre de vibrations effectuées par le corps sur une seconde de temps. On exprime la fréquence en Hertz et une vibration correspond à un Hertz. Donc si la fréquence est égale à 2000 Hertz, cela voudra dire que le corps à l’origine du son vibrera 2000 fois sur une seconde de temps.

3-frequence

Dans la pratique, la fréquence nous permet donc de savoir si le son sera grave ou aigu. Plus il sera aigu, et plus sa valeur en Hertz sera élevée. Inversement plus il sera grave, et plus sa valeur en Hertz sera basse.

2) Le champ fréquentiel

Il est impossible pour l’oreille humaine de percevoir tous les sons existant dans la nature. Elle ne peut capter que les fréquences allant de 20 à 20 000 Hertz. Cette plage de fréquences perceptible par l’oreille humaine, c’est ce qu’on appelle le champ fréquentiel.

En dessous de ce champ, c’est-à-dire en dessous des 20 Hertz, on a les infrasons (dont se servent par exemple les baleines pour communiquer), et au-dessus des 20 000 Hertz, on a les ultrasons (que les chauves-souris utilisent par exemple pour se guider dans le noir).

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A quoi est ce que ça vous sert de savoir tout ça ? Quel est le lien avec les micros ? Aucun, je me suis juste enflammé dans mon rôle de prof de physique. C’est très simple: chaque instrument va occuper une place bien précise au  sein du champ fréquentiel. Si l’instrument possède un timbre plutôt grave, comme la basse par exemple, il se situera d’avantage vers la gauche du champ (au niveau des fréquences basses), alors que s’il possède un timbre aigu (comme la flûte traversière), il se situera plus à sa droite.

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Pour les micros, ce sera exactement la même chose: chacun d’entre eux va pouvoir capter une partie bien précise de ce champ fréquentiel. Certains d’entre eux auront par exemple plus d’affinités pour capter les fréquences graves (ils seront donc particulièrement adaptés pour enregistrer des instruments au timbre grave), et d’autres, les fréquences aiguës. Et ça, c’est justement ce qu’on appelle la réponse en fréquences.

3) La réponse en fréquences

Comme vous l’aurez deviné, la réponse en fréquences, c’est la capacité du micro à capter et à restituer une certaine plage de fréquences. Sur les sites des fabricants, cette caractéristique est souvent présentée sous la forme d’un repère orthonormé (n’oubliez pas que je suis en mode « prof de physique » en ce moment, j’utilise des mots classes et scientifiques pour m’exprimer. #Acétylcholinestérase #Paclobutrazol).

Petite illustration:

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Comment interpréter ce graphique ? C’est très simple: l’axe des abscisses représente les fréquences captées, et l’axe des ordonnées représente leurs réponses sonores (en dB). Concrètement, ce graphique va nous livrer deux informations capitales: La première concerne la bande de fréquences captée par le micro (ce qu’on appelle la bande passante), et la seconde, l’empreinte sonore qu’il laissera sur ces dernières.

a) La bande passante

La bande passante correspond tout simplement à la plage de fréquences que le micro pourra capter au sein du champ fréquentiel. En d’autres termes: quelles fréquences sera-t-il capable de restituer entre 20 et 20 000 Hz? Sur notre graphique, on voit par exemple que le micro en question capte les fréquences graves uniquement à partir de 40 Hz et que les aiguës ne sont pas prises en compte au-delà de 16 000 Hz. Avec ce micro, les fréquences comprises entre 20 et 40 Hz, et 16 000 et 20 000 Hz ne seront donc pas restituées.

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Note : Chez les constructeurs, la bande passante peut également être présentée sous la forme d’une simple échelle de valeurs. Par exemple : Bande passante = 40 – 16 000 Hz.

La caractéristique de la bande passante est très utile car elle vous permettra de définir le cadre d’intervention de votre micro. Si on reprend notre schéma ci-dessus, on voit par exemple que le micro utilisé ne sera pas adapté à l’enregistrement des instruments aigus, car il ne captera pas les fréquences au-delà de 16 000 Hz.

Soyez donc particulièrement vigilants à ce que la réponse en fréquences de votre micro corresponde bien à la source sonore que vous souhaitez enregistrer. Le but du jeu consistera à trouver un micro ayant une bande passante équivalente aux fréquences occupées par votre instrument au sein du champ fréquentiel. Par exemple, si vous cherchez à enregistrer une grosse caisse, dirigez vous vers un micro ayant une réponse en fréquences à partir de 20 Hz. Si vous souhaitez au contraire enregistrer une flûte traversière, cherchez un micro ayant une réponse en fréquences s’étalant jusque 20 000 Hz etc.

Alors certes, les grandes familles de micros induisent déjà une tendance générale de réponse en fréquences (on sait par exemple que les micros dynamiques capteront rarement les fréquences au-delà des 16 000 Hz). Si vous ne vous trompez pas dans leurs choix, il y a donc peu de chances pour que vous obteniez une mauvaise réponse en fréquences (n’importe quel micro dynamique fera par exemple l’affaire pour enregistrer une guitare électrique). Mais n’oubliez pas non plus que chaque micro possède sa propre vérité. Entre deux micros statiques, il pourra par exemple y en avoir un qui captera d’avantage les fréquences aiguës que l’autre. Vous pourrez donc toujours tenir compte de ce paramètre pour affiner votre choix.

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Réponse en fréquences du SM137 et du SM27. Puisqu’il s’agit de deux micros statiques,
on observe une tendance générale dans leurs réponses en fréquences, mais chaque micro
possède sa propre sensibilité.


Mise en garde
 : Un bon micro n’est pas forcément un micro captant le maximum de fréquences, c’est un micro faisant le job qu’on lui demande. Ainsi, si vous cherchez à enregistrer une basse, on se fout royalement que votre micro ne capte pas les hautes fréquences. Les fréquences les plus importantes de la basse (celles qui lui confèrent son timbre), se situant justement dans les graves. Au contraire, il est même mieux de choisir un micro spécifique car se faisant, vous n’encombrerez pas votre enregistrement de fréquences inutiles. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet car on entre ici dans le domaine du mixage et de l’égalisation, mais c’est tout de même un critère important à prendre en compte (nous aurons l’occasion d’y revenir dans une prochaine série d’articles). Cependant, si vous avez un budget limité et que vous avez plusieurs instruments à enregistrer, alors effectivement, il vaudra peut-être mieux que vous vous tourniez vers un micro polyvalent couvrant une large bande de fréquences. N’oubliez jamais que tout est relatif en musique. Tout dépendra de vos objectifs et de vos possibilités financières.

b) L’empreinte sonore

La deuxième information donnée par le graphique de la réponse en fréquences, concerne la capacité de restitution du micro par rapport aux fréquences captées. Je m’explique: grâce au premier critère, nous avons pu connaître le champ d’action du micro au sein du champ fréquentiel. Mais grâce à ce deuxième critère, nous allons maintenant connaître la façon dont ces fréquences sont resituées par rapport à la réalité.

En effet, comme nous l’avons vu en début d’article, un micro ne constitue qu’un intermédiaire entre la source sonore originale (les ondes sonores de l’instrument) et le son enregistré (le signal électrique produit par le micro). Et comme avec tout intermédiaire, il y a des pertes. Ce que vous avez comme résultat final ne correspond pas exactement à la réalité. Vous pouvez tenter vous-même l’expérience à la maison: racontez le déroulement de votre dernière soirée à vos amis (vous savez, celle où vous avez encore fini endormi sur le bar), et voyez comme cette histoire se transforme au fur et à mesure des semaines.

« Bobby : Et là le mec s’est endormi en caleçon en plein milieu de la piste de danse !
Johnny : Mais non !
Bobby : Si je te jure ! »

(Et pour ceux qui se poseraient la question, oui il s’agit bien du même Bobby que celui ayant enregistré le piano dans l’article 1. Quel homme ce Bobby.)

Revenons en à nos moutons: un micro ne pourra jamais restituer à l’identique les fréquences sonores qu’il perçoit. Il y aura toujours une différence entre ce que l’oreille aura entendu depuis la source sonore originale, et ce qu’elle entendra sur l’enregistrement capté par le micro. Pourquoi? Parce que le micro n’est qu’un intermédiaire qui laisse son empreinte sur le son. Vous vous souvenez lorsque je disais au cours du premier article que les micros à rubans coloraient le son? Eh bien c’est à peu près la même chose ici (sauf que les micros à ruban possèdent une empreinte sonore vraiment caractéristique, on parle quand même de Gandalf là, ne l’oubliez pas).  ;)

Cette empreinte sonore est différente pour chaque micro et c’est grâce au graphique de la réponse en fréquences que l’on pourra la connaître. Pour illustrer ce principe, prenons la courbe de réponse en fréquences d’un micro archi classique: le Shure SM 57.

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Comment interpréter ce graphique? C’est très simple: lorsque la courbe est linéaire et qu’elle se situe sur l’axe des 0 dB, cela veut dire que les fréquences ont été restituées à l’identique. Elles sont sur l’enregistrement telles qu’elles ont été produites dans la réalité. Par exemple, dans le cadre du Shure SM 57, les fréquences sont parfaitement neutres entre 150 et 3000 Hz. C’est pour cette raison que ce micro est très utilisé pour l’enregistrement des caisses claires. Les fréquences fondamentales de la caisse claire étant situées entre 150 et 250 Hz,  on appréciera la neutralité du micro à ce niveau.

Si la courbe descend sous les 0 dB, c’est que les fréquences ont été restituées de façon moins importante qu’à l’origine. Bien entendu, plus la courbe descend, et plus les fréquences correspondantes ont été atténuées. Par exemple, le Shure SM 57 est un micro qui va venir atténuer les fréquences de 50 Hz d’environ 10 dB. Enfin, si les fréquences se situent au dessus de la courbe des 0 dB, c’est qu’elles ont été boostées.

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A partir de là, vous allez surement me dire :

« Ok, donc si j’ai bien compris le meilleur micro sera celui
ayant la courbe la plus droite possible c’est ça ? ».

Pas forcément. Parce que l’ingénieur du son peut justement apprécier et rechercher ces empreintes que laisse le micro sur le son. Par exemple, on voit que le Shure SM 57 va venir atténuer les fréquences basses entre 50 et 100 Hz. En enregistrant une grosse caisse avec ce micro, le son que vous obtiendrez sera donc plus doux, car les fréquences principales de la grosse caisse se situent justement à ce niveau là. Or, si votre souhait est d’obtenir un son de grosse caisse moins agressif, c’est exactement ce qu’il vous faut.

Encore une fois, tout est relatif en musique. Tout dépendra de vos envies et de la direction artistique que vous souhaitez donner à votre chanson. Bien plus que restituer le son, votre micro vous permettra donc de le modeler. On en revient à ce que je disais en introduction du premier article: le choix du micro est capital car c’est un élément essentiel du design sonore. En le choisissant judicieusement, vous pourrez ainsi créer des musiques en accord avec vos idées, et entièrement à votre image. (Après la physique, place à la poésie).  ;)

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II / La directivité

Passons maintenant à la seconde caractéristique du micro: la directivité.

1) Qu’est-ce que la directivité ?

Avez-vous déjà joué à des jeux vidéo de type «Tactical RPG»? Non? Vous ne voyez pas ce que c’est? Si je vous dis Final Fantasy Tactics, Fire Emblem, Shining Force, Advance Wars etc… Ça ne vous évoque rien? Raaa, vous n’avez pas eu de jeunesse.  ;) En gros, il s’agit de jeux de guerre tactique.

Leurs principes de fonctionnement sont simples: vous êtes en guerre contre un ennemi. Pour le défaire, vous devez disposer vos troupes sur le champ de bataille. Chacune de vos troupes possède des caractéristiques qui lui sont propres et des portées d’attaque bien définies. Vous avez par exemple les archers qui peuvent tirer très loin devant eux, les fantassins qui ne peuvent attaquer que l’unité se trouvant directement à côté d’eux etc… (Ça commence à sentir une nouvelle fois le Seigneur des Anneaux cette histoire vous ne trouvez pas ?).  ;)

Eh bien la directivité d’un micro, c’est exactement la même chose: c’est sa portée d’attaque. Autrement dit, c’est la zone par laquelle il captera le son. Certains micros pourront en effet capter le son uniquement par l’avant, d’autres par l’avant et par l’arrière, d’autres à 360° etc…

2) Les différents types de directivité

Pour connaître la directivité d’un micro donné (c’est à dire la façon dont il captera le son), il suffit d’observer ce qu’on appelle son «diagramme polaire». Sous ce nom qui fleure bon la banquise et le pelage soyeux, se cache en fait un schéma. Le diagramme polaire représente en effet de façon visuelle la directivité d’un micro.

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Exemples de diagrammes polaires. Les formes géométriques représentent  la zone où le micro capte les ondes. Un intru s’est glissé dans cette liste, saurez-vous le retrouver ?

Il existe trois grands types de directivité: cardioïde, omnidirectionnelle, et bi directionnelle.

a) Les micros cardioïdes

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Comment captent-ils le son ?

Les micros cardioïdes sont les plus courants. S’ils sont appelés ainsi, c’est parce le dessin de leurs zones de captation prend la forme d’un cœur. Qui a dit que les ingénieurs du son n’étaient pas des petits lovers?  :) Comme le montre le schéma, les micros cardioïdes captent le son par l’avant. Ils ne restituent donc pas les ondes sonores leur arrivant par l’arrière et sur les côtés.

Quand les utilise-t-on ?

Vous pouvez utiliser les micros cardioïdes pour les prises de voix ou d’instruments. Ils sont adaptés à de très nombreuses situations. De plus, comme les micros cardioïdes captent uniquement le son par l’avant, ils sont très prisés par les home-studistes amateurs. En effet, vous devez savoir que lorsque vous enregistrez un instrument, vous n’enregistrez pas seulement cet instrument, vous enregistrez aussi l’acoustique de la pièce dans laquelle il se trouve. Le truc, c’est que tout le monde n’a pas la chance d’avoir une pièce traitée acoustiquement. Généralement, vous faites ça à l’ancienne dans votre salon ou votre chambre (et lorsqu’il n’y a personne à la maison pour ne pas vous faire engueuler).  ;) Or, puisque les micros cardioïdes ont une directivité ciblée vers l’avant, ils ne captent que le son de l’instrument qu’ils pointent. Ils évitent ainsi de restituer l’acoustique approximative de votre pièce au sein de l’enregistrement.

Si vous souhaitez obtenir de bons enregistrements avec un minimum d’investissement, je vous conseille donc d’opter pour un micro cardioïde. (Après mon bestseller «La Physique pour les Délinquants», retrouvez bientôt mon deuxième livre «Le Home Studio pour les Pirates» en magasin).  ;) Mais attention, car plus vous approcherez votre micro de l’instrument, et moins sa restitution sonore sera fidèle. Pour prendre une image, imaginez que vous tentiez de prendre en photo un objet situé devant vous. Plus vous le zoomerez, et moins vous verrez votre arrière-plan bordélique. Mais de l’autre côté, si vous le zoomez trop, vous ne pourrez pas non plus le restituer dans son intégralité sur l’image.

Au moment de votre prise de son, prenez donc bien garde à trouver le point d’équilibre situé entre «mon micro est assez éloigné pour restituer fidèlement le son de mon instrument» et « il n’est pas non plus trop loin pour capter le son pourri de ma pièce». Comment trouver ce point d’enregistrement idéal? Il n’y a pas de secret, seuls les tests et mes articles vous permettront de le trouver.  ;)

Les micros super et hyper cardioïdes

Il existe des dérivés des micros cardioïdes appelés «super cardioïdes» et «hyper cardioïdes».

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Comme l’indique leurs noms et leurs diagrammes polaires, les micros super et hyper cardioïdes resserrent encore plus la zone de captation à l’avant (l’hyper encore plus que le super, c’est la même logique qu’avec les super et les hypermarchés)  ;) . Par contre, ils captent davantage les fréquences à l’arrière que les micros cardioïdes simples.

Quand utiliser un super/hyper au lieu d’un classique ? Honnêtement, ça ne fait pas de grosse différence. Je vous conseillerai plutôt d’investir dans un cardioïde simple pour être tranquille. Mais les pros aiment utiliser ce genre de micros pour isoler encore plus une source sonore. Par exemple, si vous souhaitez enregistrer le son précis d’une cymbale de batterie, il peut être intéressant d’utiliser un super/hyper cardioïde. Vous obtiendrez ainsi le son propre de la cymbale, en limitant le bruit des autres instruments du kit.

L’effet de proximité

Si je vous parle des micros cardioïdes (que l’on appelle aussi micros directionnels car ils ne captent le son que d’un côté), je suis obligé de vous parler de l’effet de proximité. Qu’est-ce que l’effet de proximité? Un coup spécial de jeu vidéo permettant à votre fantassin de se téléporter ? Bien essayé mais non.  :) L’effet de proximité est une conséquence propre aux micros cardioïdes. Plus vous approcherez votre micro de votre source sonore, et plus il en amplifiera les basses fréquences. L’effet de proximité peut totalement fausser votre prise de son, donc faites-y bien attention lors de vos enregistrements. Par contre, comme tout est toujours possible en musique, vous pourrez peut-être rechercher consciemment cet effet. Par exemple, si vous souhaitez que les graves de votre guitare soient amplifiés. Une fois encore, tout dépendra du son que vous souhaitez obtenir. Le tout, c’est d’être conscient que cet effet existe afin de pouvoir le manier à votre avantage.

b) Les micros omnidirectionnels

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Comment captent-ils le son ?

Ces micros capteront le son de façon uniforme à 360°. Quelle que soit la provenance de la source sonore, le micro la prendra en compte et l’enregistrera.

Quand les utilise-t-on ?

Contrairement aux micros cardioïdes, les micros omnidirectionnels ont la propriété de restituer parfaitement l’acoustique de la pièce dans laquelle ils se trouvent. Qui plus est, leurs directivités leur permettent d’enregistrer l’instrument de la façon la plus neutre qui soit, c’est-à-dire de la façon la plus proche de la réalité. (Les micros omnidirectionnels ne sont en effet pas soumis à l’effet de proximité). Pour toutes ces raisons, ils sont majoritairement employés par les professionnels au sein de studios traités acoustiquement.

Dans la pratique, les micros omnidirectionnels sont souvent utilisés pour capter une ambiance, pour restituer l’atmosphère acoustique d’une pièce, ou pour enregistrer tout un groupe d’instruments comme les orchestres.

c) Les micros bidirectionnels

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Comment captent-ils le son ?

Par l’avant et par l’arrière. Ils sont assez similaires aux micros omnidirectionnels si ce n’est que leur sensibilité ne leur permet pas de capter les sons par les côtés. Pour la petite anecdote, ces micros sont aussi appelés «Figure 8» à cause de la forme de leurs diagrammes polaires. C’est aussi de là que vient le nom de l’album éponyme d’Elliott Smith. Et si vous ne connaissez pas Elliott Smith, foncez l’écouter. Vos oreilles me remercieront.  :)

Quand les utilise-t-on ?

Tout comme les micros omnidirectionnels, les micros bidirectionnels ne souffrent pas de l’effet de proximité et sont majoritairement utilisés en studio au sein d’un environnement traité acoustiquement. Ils sont particulièrement utiles pour les prises de son en stéréo. Par exemple, on pourra enregistrer en simultané deux guitaristes jouant de part et d’autre du micro.

Cette directivité est aussi caractéristique des micros à ruban. (Gandalf aime bien pouvoir jeter des sorts simultanément devant et derrière lui. Par contre, il ne voit rien sur les côtés, faut pas déconner non plus, il commence à vieillir le bougre).

d) Les multi patterns

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De plus en plus de constructeurs proposent des micros tout en un munis d’un bouton « switch » vous permettant de choisir la directivité de votre choix. Cette fonctionnalité peut être très pratique, mais n’oubliez pas non plus que les généralistes en tout ne sont spécialistes en rien;) Un micro purement omnidirectionnel sera par exemple beaucoup plus efficace que la fonction « omnidirectionnelle » d’un micro multi patterns.

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III / Les autres critères

Enfin, d’autres critères sont à prendre en compte pour le choix de votre micro. Ils ne sont pas aussi importants que la réponse en fréquences et la directivité, mais il est toujours bon d’en prendre connaissance.

1) La sensibilité

C’est la capacité du micro à transformer les ondes sonores en électricité. Pour la déterminer, le fabriquant exercera une pression sonore de référence sur le micro, et observera ensuite la quantité d’électricité produite. Plus il y aura d’électricité, et plus le micro sera considéré comme sensible.

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Cette caractéristique est mesurée en milliVolt par Pascal (mV/Pa). Plus la valeur sera élevée, et plus le micro sera sensible (logique). Normalement, si vous avez bien tout retenu jusqu’ici, vous devrez naturellement en déduire que les micros statiques présentent une sensibilité beaucoup plus importante que celle des micros dynamiques. Pour vous donner une idée, la sensibilité des micros dynamiques varie généralement entre 1 et 5 mV/Pa alors que celle des micros statiques tourne autour des 5 à 30 mV/Pa.! Et bien entendu, plus la source sonore que vous devrez enregistrer sera faible (par exemple des chants d’oiseaux), et plus vous devrez vous tourner vers des micros à la sensibilité élevée.

2) La pression sonore admissible (ou « Niveau SPL »)

Il s’agit tout simplement du niveau maximum de décibels que le micro pourra recevoir avant de saturer (ou écrêter comme disent les pros). Si votre micro présente un niveau SPL de 120, il peut donc retranscrire clairement le son jusqu’à 120 dB. Par contre, si votre source sonore se met à dépasser ce niveau, alors le micro saturera.

Comme vous êtes des chefs maintenant, vous en avez naturellement déduit que les micros dynamiques présentent des niveaux SPL plus importants que ceux des micros statiques. Et naturellement, plus vous aurez une source sonore puissante à enregistrer (exemple: Teddy Riner jouant de la batterie), et plus le niveau SPL de votre micro devra l’être aussi.

3) Le souffle (ou « Self Noise »)

Un micro est constitué d’un ensemble de composants électroniques. Ces composants vont naturellement générer un bruit de fond lors de l’utilisation du micro. Et ça, c’est justement ce qu’on appelle le souffle. Pour le dire encore plus simplement, le souffle, c’est le bruit que génère le micro par lui-même.

De façon générale, plus votre micro sera de qualité, et moins il présentera de souffle. Mais dans la plupart des cas, le niveau de souffle d’un micro studio est très faible et ne pose aucun problème pour les prises de son. Prenez simplement garde à ce critère si vous êtes amenés à enregistrer des sources sonores relativement faibles.

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IV / Choisir le micro idéal

1) Connaître ses besoins

Après être venu à bout de mon dossier complet sur les micros composé de deux articles de plus de 5000 mots chacun, je peux dorénavant vous affirmer que vous en connaissez un bon rayon sur le sujet. A ce point-là de l’article, je pense également que vous avez maintenant saisi l’idée principale qu’il y a derrière tout ça: Le Seigneur des Anneaux, c’est quand même super pratique pour parler des micros.  :) Plus sérieusement: le micro idéal n’existe pas.

Il existe tellement d’instruments différents à enregistrer, tellement de façons différentes d’enregistrer, et tout simplement tellement de personnes différentes faisant de la musique (avec chacune leur propre préférence et leur propre intention artistique), qu’il n’est tout simplement pas possible de désigner un micro unique, ultime, et capable de les gouverner tous. (Sauron si tu me lis…). Le meilleur micro sera tout simplement celui qui répondra au mieux à vos besoins.

Avant tout achat, je vous conseille donc de faire un point sur votre situation et de définir avec précision l’usage que vous souhaitez faire de votre micro :

  • Quel instrument souhaitez-vous enregistrer ?
  • Souhaitez-vous enregistrer un instrument en particulier ou projetez-vous d’acquérir un micro polyvalent permettant d’en enregistrer plusieurs ?
  • Quel type de son souhaitez-vous obtenir ?
  • Comptez-vous utiliser votre micro dans un environnement professionnel ou dans le cadre d’un home studio ?
  • Quel est le matériel dont vous disposez déjà ?
  • Quel est votre budget ?

Après avoir répondu à toutes ces questions, vous pourrez alors connaître précisément vos besoins. Ensuite, il ne vous restera plus qu’à mettre à profit l’ensemble des connaissances acquises grâce à cet article pour trouver votre micro idéal.

2) Ma petite sélection perso

Puisque vous avez été sages et que vous avez réussi à venir à bout de cet article, je vais comme promis vous donner ma petite sélection personnelle de micros. Notez que cette dernière est purement subjective. Je n’ai pas la prétention de connaître tous les modèles de micros existant sur le marché. Il s’agit simplement là de modèles sûrs, ayant fait leurs preuves, et destinés à vous aider dans vos recherches. Et pour que ça soit encore plus simple, j’ai classé  tous ces micros par famille d’instruments à enregistrer.

Voix

On enregistrera bien entendu la voix grâce à un micro statique. Choisissez-le de préférence à large membrane pour qu’il puisse restituer avec précision l’ensemble de la palette sonore de votre organe. En entrée de gamme, le Rode M3 constitue un excellent choix. Il est très polyvalent et pourra aussi convenir pour l’enregistrement de flûtes, flûtes traversières, clarinettes, voir même des guitares acoustiques ou des violons.

Je vous conseille également le Rode NT1 A: un classique de chez classique de l’enregistrement des voix. Le T BONE SC 1100 constitue  lui aussi un excellent choix. Qui plus est, ce dernier est multi patterns, vous pourrez donc choisir entre la directivité cardioïde, omnidirectionnelle, ou bidirectionnelle pour vos enregistrements.

Plus rarement, on peut aussi utiliser un micro dynamique pour enregistrer la voix. C’est le cas si vous souhaitez enregistrer des voix extrêmement puissantes. Par exemple, pour des styles de musique comme le métal, ou pour la voix de votre tonton David qui fume trois paquets de Gitane par jour et qui s’enfile une demi-bouteille de Jack par soir.  Dans ces cas-là, je ne peux que vous conseiller d’utiliser le micro le plus vendu au monde, un classique de chez classique: le Shure SM58. Pour la petite anecdote, c’est ce micro qui a été utilisé pour enregistrer la voix de Mick Jagger sur l’album Voodoo Lounge des Rolling Stones, et celle de Kurt Cobain sur l’album Bleach de Nirvana.

Guitare acoustique

En rapport qualité prix imbattable, vous avez le T Bone SC 400. Pour un peu plus d’une cinquantaine d’euros, vous avez là un micro statique très polyvalent. Vous pouvez bien entendu enregistrer la guitare avec, mais aussi les voix et tout un tas d’autres instruments acoustiques.

Dans une gamme de prix supérieure, vous avez le Rode NT5 S que je trouve très bon. Il convient très bien pour l’enregistrement de tous types d’instruments à cordes : guitare, ukulélé, mandoline, banjo, bouzouki, et j’en passe.

Guitare électrique

Pour enregistrer une guitare électrique, on utilisera bien sûr un micro dynamique qu’on placera devant l’ampli. Lequel choisir? Eh bien le micro dynamique le plus populaire après le SM58 est le… Shure SM57. Ce micro est légendaire, il est utilisé depuis plus de 40 ans dans l’industrie musicale. Il est surtout réputé pour l’enregistrement des guitares électriques et de la caisse claire.

En micro dynamique polyvalent, on a aussi le Sennheiser E 906 et le Beyerdynamic M201 TG. Tout comme le Shure SM57, ces deux micros sont parfaits pour l’enregistrement de la guitare électrique et de la caisse claire, mais ils sont également très efficaces pour enregistrer les cuivres et le saxophone.

Basse

Pour enregistrer la basse, je vous conseille le Sennheiser E 602. Ce micro est également très bien pour enregistrer une contrebasse ou la grosse caisse d’une batterie. Dans une gamme de prix légèrement plus élevée, vous avez aussi le Audix D6 qui possède les mêmes caractéristiques.

Batterie

La batterie est constituée d’un ensemble d’éléments au son bien distinct. Elle est de ce fait très difficile à enregistrer (les professionnels utilisent des dizaines de micros différents pour y arriver). Pour le home studiste amateur, il existe quatre grandes façons d’y arriver: en utilisant un micro, deux micros, quatre micros, ou huit micros. Sans trop entrer dans les détails techniques (je rédigerai à l’occasion tout un article sur le sujet), voici les micros que je vous conseille  pour chaque type de configuration :

  • Si vous utilisez un seul micro, privilégiez un micro statique à large membrane. Par exemple, le T Bone SC 400 vu précédemment fera parfaitement l’affaire.
  • Pour l’enregistrement à deux micros, on aura toujours recours à un micro à large membrane, mais on ajoutera en plus un micro spécifique pour la grosse caisse. Pour les prises de son du kick, une référence sûre est le Shure Beta 52A. En plus low coast, vous avez aussi le EV PL 33 qui est très bon.
  • Pour l’enregistrement à quatre micros, on gardera le micro au kick, mais on retirera le micro statique. A la place, on ajoutera un micro à la caisse claire (comme le Shure SM57 ou encore le Audix i5), et deux autres micros overheads. Les overheads sont généralement des micros statiques à petite membrane qui conviennent également très bien à l’enregistrement des bruitages ou des chorales. La paire de Rode M5 MP est particulièrement efficace pour cela, mais vous pouvez aussi utiliser deux micros Rode NT5 dont nous avons déjà parlé. Petite astuce pour la route: si vous n’avez pas d’overhead, vous pouvez toujours les remplacer par un micro statique à large membrane. (Dans ce cas, vous serez donc dans une configuration à trois micros).
  • Enfin, si vous vous sentez chauds et que vous souhaitez enregistrer votre batterie à huit micros, utilisez en un pour le kick, un pour la caisse claire, deux overheads, et un micro pour chaque tom. Pour enregistrer ces derniers, je vous conseille l’excellent Sennheiser E604. Ce micro est également très performant pour l’enregistrement des percussions à peau telles que les bongos ou les congas.

Et si vous ne disposez pas d’un budget illimité, sachez également que les constructeurs proposent de plus en plus des kits complets d’enregistrement batterie. L’AKG Drumset session I et le Samson 8KIT Drumset constituent ainsi des options intéressantes et peu onéreuses.

Micros à ruban

Enfin, pour les micros à ruban, vous avez le T bone RB 500 qui constitue une entrée de gamme assez connue. Mais honnêtement, si vous comptez avoir ce type de micro dans votre studio, autant y aller à fond et se faire plaisir. Dans cette optique, je vous conseille d’aller faire un petit tour du côté des constructeurs Royer ou AEA. Mais si vous décidez de franchir le pas, surtout ne prévenez pas votre conjoint(e).  :) Vous en aurez en effet pour plus de mille euros le micro. (Alex, conseiller conjugal à votre service).

18-dispute-micro-royer

.
Conclusion

Et voilà ! Vous avez désormais toutes les cartes en main pour bien choisir votre micro. A partir de maintenant, vous pourrez également parler d’égal à égal avec les vendeurs. (Et ça c’est la classe).  ;)

Surtout, ne faites pas l’erreur de vouloir acheter toute une armée de micros dès le début. Un micro voir deux maximum seront déjà amplement suffisants pour commencer. (Par exemple un statique et un dynamique). Faites-vous la main sur vos premiers micros, pratiquez l’enregistrement, et comprenez au fur et à mesure les caractéristiques qui les composent. Ensuite seulement vous pourrez aller plus loin et compléter votre collection.

Et vous ? Quels micros utilisez-vous ? Est-ce qu’il y en a certains qui ne figurent pas dans ma liste et que vous aimerez recommander? N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires.  ;)

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24 commentaires


  • Philippe

    Merci Alex pour cet excellent article, toujours très instructif. Même si c’est des choses dont on a déjà entendu parlé, mais avec toi c’est clair et bien détaillé.

    Pour une prochaine idée d’articles dans le même esprit… ce pourrait être sur les processeurs d’effets : chorus, delay reverb… j’en ai plein sur mon clavier, mais comment en tirer un maximum

    Encore Merci pour cet article
    Au plaisir de lire les prochains.

    Philippe

    Répondre

    • Alex

      Merci à toi Philippe pour ton commentaire qui m’a vraiment fait super plaisir. :) Je suis content si tu as pu apprendre des choses grâce à mon article. Bonne idée pour l’article sur les effets, je note ça dans ma (longue) liste de prochains sujets à traiter. ;)

      Répondre

  • Sylvain

    Excellent article comme d’habitude, avec beaucoup d’humour !! J’ai appris des choses, merci !

    Attention, il y a une petite coquille : “le micro en question capte les fréquences graves uniquement à partir de 40 dB” au lieu de “40 Hz”.

    Répondre

    • Alex

      Je t’en prie Sylvain !
      Merci de m’avoir signalé l’erreur, c’est corrigé. En même temps avec plus de 6000 mots l’article, il fallait bien que j’en fasse une quelque part. ^^

      Répondre

  • PatG

    Très intéressant.
    Il ne manque que les micros magnétiques & piezo pour guitares & basse pour être exhaustif :)

    Pour sonoriser la harpe de ma fille j’utilise un double micro piezo collé en deux endroits de la table d’harmonie. Pour moi c’est bien plus simple qu’une captation acoustique.

    Répondre

    • Damien

      J’ai déjà sonoriser une harpe avec le même type de micro, un AKG 411

      Perso et pour l’avoir tester j’adore le AKG C414, il est ultra polivalant. Je l’ai utilisé pour des voix chantées, des voix off, des amplis, un piano acoustique…

      Un autre que j’aime bien c’est C451 d’AKG, idéal pour les prises d’ambiance (Chorale, orverhead…)

      Répondre

    • Alex

      C’est vrai, mais j’ai volontairement fait le choix de ne pas en parler pour ne pas surcharger mon article déjà très long. :)

      Répondre

  • Jean-pierre

    Bonjour

    Concernant ton Article sur les micros …..Super !!!
    Technique, et explications très claires et accessibles a tous !!
    Tout a été dit dans les commentaires sur ce sujet !!
    Pour un prochain article pourquoi pas les cartes sons externes et internes : Technique explications , avantages et inconvénients .
    Encore bravo pour ton super travail !!
    Jean-Pierre

    Répondre

  • PatG

    Je me pose la question suivante:
    Comment fonctionne techniquement un micro multi-pattern?
    Il me semble que la directivité est dépendante de la géométrie du micro et de son type.
    J’ai du mal à comprendre comment peut fonctionner un tel micro. Y a-t-il plusieurs capteurs en un, sélectionnables selon la directivité choisie?

    Bref c’est mystérieux pour moi.

    Répondre

  • Franck

    Je vais écrire une banalité car tes articles sont toujours particuliérement bien abordés mais là encore une fois BRAVO pour ton travail.
    Mon niveau de connaissance sur le sujet était plutôt bon mais j’ai malgré tout encore appris des petites choses et je t’en remercie.
    Pour ma part, un article spécifique sur l’enregistrement de la batterie ne me déplairait pas.
    J’ai fais parti de la premiére promo de ta formation compositeur autonome (que je conseille vivement) où tu abordes un peu le sujet. Il y a tellement à dire sur ce théme qu’un petit article (pas plus de 5000 mots) :-) pourrait nous être trés utile.

    Etant Arrageois, qui sait on aurra peut être l’occasion de se croiser un jour et de déguster une bonne bière du nord :-)

    Répondre

    • Alex

      Salut Franck,

      Ce n’est jamais banal pour moi que de recevoir des remerciements par rapport à mon travail. :) Au contraire, c’est ce qui me permet de continuer à avancer. Alors un immense MERCI pour ton message. Pour l’article, je pense que je ferai ça en vidéo en compagnie de notre ami Martin, ça sera plus parlant. Et quand tu veux pour la bière ! On pourra se capter au Main Square Festival. Vu la programmation de cette année, il y a de très fortes chances pour que j’y sois ! (Radiohead quoi…) !!!

      Répondre

  • Franck

    Alors j’attends cela avec impatience car Martin n’est en reste pour ce qui concerne la pratique de l’humour.
    Pour la biére, je dis chiche et pourquoi pas au Main Square Festival car moi c’est sûr j’y serais. Inconcevable de rater Radiohead.
    Je reviendrai vers toi dans quelques temps pour te parler d’un projet artistique si tu en es d’accord. Mais bon sur un autre canal de com, je ne voudrais ennuyer tes autres fans. Tu as mon adresse mail le cas échéant.
    Merci encore pour tout ce que tu fais.

    Répondre

  • Georges

    Bonjour Alex
    tu sais bien que je suis un grand fanatique de composer-sa-musique depuis longtemps et fervent étudiant sur compositeur autonome, même si je laisse un peu tomber en ce moment du fait de mes nouvelles occupations. Tu nous fait un très beau cadeau en nous permettant de télécharger tes articles en pdf. Et dire que je me suis enquiquiné (pour parler poliment) à faire des copier-coller fastidieux entre tes pages et mon traitement de texte pour pouvoir imprimer tous tes articles, et c’est ce soir seulement que je m’aperçois que, petit coquin que tu es, tu nous offre à présent la possibilité de les télécharger directement. Tes articles sont toujours aussi bien documentés et clairs. Je recommande ton site à tous mes copains musiciens qui redoutent le solfège. Tes articles sont vraiment géniaux et ce sont eux qui m’ont appris à aimer le solfège et l’harmonie. Je suis passé à un stade supérieur en travaillant (du moins en essayant de travailler) l’harmonie à présent sur le site de Jean-Louis Fabre, Gradus ad Parnassum, qui, comme toi est un bienfaiteur de l’humanité en proposant au grand public des articles de qualité pour faire partager votre savoir et votre expérience. Un grand merci !Alex

    Répondre

    • Alex

      Haha tu as perçu à jour mon secret Georges ! Je travaille sur la possibilité de télécharger les articles du site depuis plus d’un mois maintenant. (Tu te rends comptes ? Après les 75 fiches récap de la formation, j’ai dû en créer 75 autres pour couvrir les articles du site…). Mais j’attendais que tous les articles soient disponibles au téléchargement pour pouvoir communiquer dessus. Merci encore pour ton commentaire, tu sais que tu seras toujours le bienvenue ici. ;)

      Répondre

  • jules

    Merci alex

    Répondre

  • Julien

    Excellent article!

    J’avais longtemps sous-estimé le pourvoir du micro cardioïde.
    Et je rejoins tout à fait ce que tu dis le concernant pour les Home-studistes: c’est super pratique quand il y a un bruit parasite dans la pièce d’enregistrement.

    Faut juste faire en sorte que son micro cardioïde tourne le dos à la nuisance et Hop! magie: bruit très fortement atténué, voire carrément disparu!

    Merci pour ce dossier très complet Alex :)

    Répondre

    • Alex

      Je t’en prie dude ! Une autre technique connue des home studistes pirates consiste à enregistrer dans une pièce comprenant beaucoup de meubles, ces derniers diminuant la réflexion du son. Et pour enregistrer les voix, il n’y a rien de mieux que de le faire dans la salle de bain. Essaye, tu m’en diras des nouvelles. :)

      Répondre

      • Julien

        +1 pour la salle de bain, j’ai déjà essayé, le rendu est vraiment sympa :)

        Et justement pour la voix: éviter des salles trop feutrées, car ça peut donner un côté “boxy” (je chante dans une toute petite boite).
        Et ça c’est vraiment impossible à rattraper au mixage…

        J’entends par trop feutré une salle qui absorbe trop le son.
        Dans mon cas, c’était l’atelier couture de ma chère et tendre avec des tissus entreposés en armoire, des rideaux et de la moquette au sol. (environ 10m² la pièce)

        Bonne chansonnette à tous dans la salle de bain!
        … mais attention quand même, Claude François avait été un des pionniers de cette technique ;)

        Répondre

  • Georges

    J’ai réussi à télécharger quelques uns de tes articles mais à présent, quand je clique sur le lien que tu m’adresse, j’obtiens le message suivant : “This XML file does not appear to have any style information associated with it. The document tree is shown below.”
    J’utilise un Mac avec Safari, est-ce que c’est la raison ?
    Amitiés. Georges

    Répondre

    • Alex

      Salut Georges,
      Normalement tous les liens de téléchargements ont été corrigés. Si tu rencontres de nouveaux problèmes n’hésite pas à me le signaler. ;)

      Répondre

  • chilo27

    Très bon article comme toujours, je les lis avec beaucoup d’intérêt
    merci pour tous

    Répondre

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