10 commentaires

  1. tout à fait d’accord avec toi Alex, maîtriser le solfège est un excellent atout pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans la composition.
    Saurais-tu s’il existe de grands compositeurs qui ont réussi dans le milieu sans avoir une seule base en solfège?

  2. En effet, Alex a déjà répondu à la question posée parGym3000 et bien que la question semble tonique, il affirme dans son article que des compositeurs sans aucune notion musicale ont révolitionné le monde de la musique. Notons bien, sans aucune notion musicale..

  3. Pingback: Faut il connaitre le solfége pour jouer de la musique et composer?

  4. Je suis assez d’accord avec toi
    Puisque je suis un faux-profane en solfège, j’ai baigné dedans et bien sur ça m’a grandement influencé. Mais j’aime assez le caractère désorganisé de mes compositions (très peu ambitieuses) cependant il me manque la méthode, la logique qui rendrait mon travail beaucoup plus efficace. C’est donc par recherche d’efficacité que je me tourne petit à petit vers le solfège (aidé par ton blog ;) mais je pense que certaines personnes refuseront délibérément de se plier à cela et il ne faut pas trop leur en tenir rigueur parfois l’expression brute, l’intuition et l’expérimentation valent mieux que l’intelectualisation. Mais tu as raison le solfège est avant tout un langage.

    • Je suis tout à fait d’accord avec toi Bernard!

      J’admire aussi ces gens jouant une musique “brut” réalisée juste par la force de leur intuition et de leur sensation. C’est clairement le meilleur moyen pour développer sa créativité. Après voila, si en plus de ce côté naturel tu arrives à connaître la logique de la musique et à devenir plus efficace et précis dans la progression de tes compositions grâce au solfège, tu deviendras alors un maître jedi :D

      Je pense qu’il faut trouver un juste milieu entre ces deux écoles et considérer plus le solfège comme un outil complémentaire à l’expression brut de la musique (comme tu le dis si bien), plutôt qu’à un frein à la créativité. :)

  5. Comme beaucoup de guitaristes, je ne suis pas très bon en solfège, et ça m’a longtemps embêté; plus maintenant!

    D’abord, opposer les musiciens avancés en connaissances musicales écrites à J. Hendrix et SRV n’est pas approprié: ces derniers jouaient du blues, qui est une musique codifiée, certes compexe, mais qui fait la part belle à l’expression scénique et à l’expressivité (oui je sais, il y a l’album Electric Ladyland …). Je pense qu’il y a confusion entre les connaissances musicales, c’est-à-dire l’ensemble des savoirs que l’on peut mobiliser pour créer, et la connaissance du solfège. La musique européenne est basée sur l’écrit, la ‘note’, ce qui n’est pas le cas d’autres musiques, comme les musiques indiennes ou africaines. La supériorité de la musique écrite a tenu au fait qu’on pouvait la diffuser largement à partir du papier, à une époque où l’enregistrement était inconnu. par ailleurs, c’est le seul moyen de faire jouer l’œuvre d’un seul à vingt ou trente musiciens simultanément.

    Donc, à mon avis, on ne doit pas sous-estimer les connaissances acquises par l’écoute.

    Cela dit, attention, bien souvent on entend ce que l’on comprend: un musicien autodidacte peut jouer tel ou tel air avec deux ou trois accords, en s’imaginant tenir l’essentiel d’un morceau, et il passe à côté de la vraie interprétation.
    Par ailleurs, le solfège rythmique donne des bases qui servent à l’interprétation, mais aussi à l’écoute, et tout ça sert à mieux écouter nos musiques… .

    En résumé, le solfège n’est pas indispensable à la composition, mais ça peut aider, et ça participe à la culture des musiciens, alors c’est bien de s’y mettre un peu, non?

  6. La musique a existé longtemps avant d’être théorisée, écrite, structurée…
    Elle a parfois été l’expression de la langue parlée à travers les instruments : par exemples les tambours parlant d’Afrique de l’Ouest.

    Beaucoup de langues africaines sont tonales, c’est-à-dire qu’un /a/ n’a pas le même sens selon sa hauteur par rapport à son environnement. Pour communiquer sur de longues distances, les Africains ont conçu des tambours permettant de produire les tons et par la même un langage simplifié. Ceci a donné son caractère étonnant et toute sa complexité aux rythmes issus de ces techniques africaines, qui une fois détachés des langues originales ont pu évoluer indépendamment et exprimer la musique africaine contemporaine bien sûr, mais le blues, le jazz, la musique afro-cubaine et leurs multiples variantes qui ont conquis le monde entier à partir du début du XXe siècle.

    Il n’y a pas contradiction car l’on observe de nombreux exemple où une simplification dans un domaine est à l’origine d’une complexification dans les domaines voisins. Les mathématiques sont une source pour ce type d’observations.

  7. Pingback: Analyse musicale: New York, New York

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *